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lundi 28 juillet 2014

Lettre ouverte au Président de la République dite « française » (Jacob Cohen)

Il faut savoir "donner à lire". Voici une analyse sous forme de lettre ouverte, qui ne laissera sans doute pas indifférent. Plus porté à attribuer au régime de Washington la responsabilité première de nos maux actuels, je comprends que certains, peut-être en raison de leur religion précisément, se sentent trahis par ceux qui devraient être les gardiens de nos institutions. Bonne lecture.

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Lettre ouverte au Président de la République dite « française ».

De Jacob Cohen

Vous serez peut-être surpris, Monsieur François Hollande, ou plutôt ferez semblant de l’être, par cette appellation entre guillemets. Car selon les textes fondateurs, vous êtes censé défendre les intérêts de la République et les principes de droit qui en assurent le fonctionnement.

Or tout indique, depuis votre entrée en fonction, une allégeance aveugle et inconditionnelle à un pays étranger qui viole depuis une soixantaine d’années les principes de droit international les plus fondamentaux.

Il faut dire que vous êtes l’héritier d’un parti politique dit « socialiste », qui a participé à une campagne militaire de type colonial en 1956 contre l’Égypte aux côtés d’Israël, et qui a fourni à ce dernier pays l’arme nucléaire qui pourrait se retourner un jour contre l’Europe.

Certes, il vous arrive de dire un peu de mal de la colonisation, de l’occupation, des annexions et autres exactions des sionistes. De même lorsque vous recevez le Harki en chef de l’Autorité palestinienne pour l’encourager à négocier sans fin avec les maîtres sionistes.

Mais ce sont juste des paroles en l’air, dites avec l’aval de votre suzerain sioniste, pour illusionner les naïfs. Sinon, dernier exemple en date, pourquoi les sanctions prises contre la Russie pour l’annexion de la Crimée, consécutive tout de même à un référendum réussi, ne sont pas envisagées pour l’annexion de Jérusalem et du Golan, effective depuis 45 ans ?

Votre complicité criminelle avec l’État sioniste se double d’une allégeance inconditionnelle envers ses représentants en France. Au point de transformer les Institutions de la République, comme la Justice et la Police, en auxiliaires du CRIF et autres agences judéo-sionistes. Le Conseil d’État est mis à contribution pour faire interdire les spectacles ou les manifestations qui pourraient déplaire aux Maîtres occultes de la France, vos Maîtres. Pour une insulte « antisémite », les moyens de la République sont mobilisés pour arrêter et condamner le coupable.

Je me permets de vous rappeler que j’ai été agressé par la ligue de défense juive le 12 mars 2012, agression filmée, revendiquée et publiée par la LDJ, et que votre « justice », enfin celle qui reçoit ses ordres du CRIF, vient de « classer l’affaire sans suite ».

Pour cela, M. Hollande, je vous accuse de FORFAITURE, et j’accuse votre « justice » d’être la « bonne à tout faire du CRIF ». J’espère que vous ne laisserez pas ces graves accusations sans suite. Les Français patriotes ne comprendraient pas que le Premier Magistrat ne défende pas son intégrité morale ni l’honneur et la dignité de notre principale Institution.

Monsieur le Président, vous avez poursuivi le travail de sape depuis le départ du Général de Gaulle en réduisant à néant l’indépendance de la France, et vous avez réduit notre pays au rôle de sous-traitant d’un des plus grands pays criminels des dernières décennies. Les massacres inhumains de centaines de civils gazaouis sans défense et sans recours perpétrés avec des moyens militaires sans précédent vous laissent de marbre. Il est vrai que vous avez entonné l’hymne national sioniste avec un premier ministre dont l’arrogance n’a d’égale que sa volonté d’écraser le Proche-Orient sous sa botte. On se rappellera de vous et de votre place dans l’Histoire comme le complices des crimes de guerre sionistes, ou pour reprendre une célèbre formule, comme le « Petit Télégraphiste de Netanyahou ».

Les conventions épistolaires m’obligeant de conclure avec des salutations, je vous adresse les miennes, AVEC MON PLUS PROFOND MÉPRIS.

Jacob Cohen, citoyen franco-marocain, écrivain antisioniste. Paris le 20 juillet 2014.

samedi 26 juillet 2014

La Palestine comme métaphore (Mahmoud Darwich)

Grâce au Citoyen Veilleur, je viens de découvrir ce magnifique entretien de Mahmoud Darwich, ponctué d'un poème sublime. Merci.

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"J'ai de multiples images de l'Autre israélien. Multiples et variées. Il n'existe pas chez moi une vision unique et définitive de l'Autre.
Celui qui m'a éduqué était juif, celui qui m'a persécuté l'était aussi. La femme qui m'aima était juive. Celle qui me détesta aussi.
La guerre de 1967 a rompu les relations affectives entre les jeunes hommes arabes et les jeunes filles juives.
L'idée d'ennemi avait en fait pénétré la relation; l'homme et la femme s'enlaçaient, mais l'ennemi était tapi sous leur lit. Dans mon poème "Un soldat qui rêve de lys blanc", j'ai raconté l'histoire de cet ami qui, après la guerre, vint me trouver pour m'annoncer sa décision de quitter Israël pour toujours.
Il ne voulait plus être un rouage dans une machine de guerre. C'était un humaniste, et son éducation était fondée sur le pluralisme et l'ouverture.
Venu en Israël avec des idées idéalistes, il avait découvert que la réalité était bien différente. Il est alors parti.
Le poème le décrit ainsi: un individu qui se réfugie en lui-même, qui reprend son individualité à son groupe, mais la pression collective est puissante et dure.
Nous avons appris l'hébreu en même temps que l'arabe. Toute ma génération maîtrise l'hébreu. La langue hébraïque est pour nous une fenêtre donnant sur deux mondes.
Celui de la Bible d'abord, celui de la littérature traduite ensuite: ma première lecture de Lorca se fit en hébreu.
De même pour Neruda. Je ne peux que reconnaître ma dette envers l'hébreu pour ce qui est de ma découverte des littératures étrangères.
Je considère que la Bible est partie intégrante de mon héritage, alors que l'islam ne fait pas partie, à ses yeux, de l'héritage de l'Autre.
Je n'ai aucun problème à me considérer comme le produit, le métis, de tout ce que cette terre palestinienne a dit, de tout ce que l'humanité a dit.
Mais l'Autre refuse de faire de même, m'interdisant de m'associer à son identité culturelle et humaine. c'est lui qui réduit sa propre identité et la rend sélective.
Le problème est que nous autres, les Arabes, nous nous sentons obligés de nous rattacher à nos racines et ce, pour fortifier nos défenses.
Les autres nous y contraignent, bien plus que nous en avons envie ou le voulons.
Je ne crois pas qu'il y ait au monde un seul peuple à qui on demande tous les jours de prouver son identité comme les Arabes.
L'Arabe doit en permanence présenter ses papiers d'identité, parce qu'on cherche à le faire douter de lui-même. La seule identité dont je me revendique est celle de ma langue de poète."

(Mahmoud Darwich, La Palestine comme métaphore, entretiens traduits de l'arabe par Elias Sanbar et de l'hébreu par Somone Bitton, éditions Actes-sud Babel)
il rêve de lis blancs
d'un rameau d'olivier
de la floraison de ses seins au soir
il rêve – m'a-t-il dit –
de fleurs d'orangers
il ne cherche pas à philosopher autour de son rêve
il comprend les choses
uniquement comme il les sent, hume
il comprend – m'a-t-il dit – que la patrie
c'est de boire le café de sa mère
et de rentrer au soir

je lui ai demandé : Et la terre ?
il a dit : Je ne la connais pas
et je ne sens pas qu'elle soit ma peau ou mon pouls
comme il en va dans les poèmes
Soudainement, je l'ai vue
comme je vois cette boutique, cette rue ou ces journaux
je lui ai demandé : L'aimes-tu ?
il répondit : Mon amour est une courte promenade
un verre de vin ou une aventure
— Mourrais-tu pour elle ?
— Que non !
tout ce qui me rattache à la terre
se limite à un article incendiaire, une conférence
On m'a appris à aimer son amour
mais je n'ai pas senti que son cœur s'identifiait au mien
je n'en ai pas respiré l'herbe, les racines, les branches
— Et son amour
était-il brûlant comme le soleil, la nostalgie ?
il me répondit avec nervosité :
— Ma voie d'accès à l'amour est un fusil
l'avènement de fêtes revenues de vieilles ruines
le silence d'une statue antique
dont l'époque et le nom ont été perdus


il m'a raconté l'instant des adieux
comment sa mère pleurait en silence
lorsqu'il fut conduit quelque part sur le front
et la voix affligée de sa mère
gravant sous sa peau une nouvelle espérance :
Ah si les colombes pouvaient grandir au ministère de la Défense
si les colombes pouvaient grandir !

il tira sur sa cigarette, puis ajouta
comme s'il fuyait une mare de sang :
J'ai rêvé de lis blancs
d'un rameau d'olivier
d'un oiseau embrassant le matin
sur une branche d'oranger
— Et qu'as-tu vu ?
— J'ai vu l'œuvre de mes mains

un cactus rouge
que j'ai fait exploser dans le sable, les poitrines, les ventres
— Combien en as-tu tué ?
— Il m'est difficile de les compter
mais j'ai gagné une seule médaille
Je lui ai demandé, me faisant violence à moi-même :
Décris-moi donc un seul tué
il se redressa sur son siège
caressa le journal plié
et me dit comme s'il me faisait entendre une chanson :
Telle une tente, il s'écroula sur les gravats
il étreignit les astres fracassés
sur son large front, resplendissait une diadème de sang
il n'y avait pas de décoration sur sa poitrine
il était, paraît-il, cultivateur ou ouvrier
ou alors marchand ambulant
telle une tente, il s'écroula sur les gravats
ses bras
étaient tendus comme deux ruisseaux à sec
et lorsque j'ai fouillé ses poches
pour chercher son nom
j'ai trouvé deux photos
l'une... de sa femme
l'autre de sa fille

je lui ai demandé : T'es-tu attristé ?
il m'interrompit pour dire : Ami Mahmoud, écoute
la tristesse est un oiseau blanc
qui ne hante guère les champs de bataille, et les soldats
commettent un péché lorsqu'ils s'attristent
Là-bas, j'étais une machine crachant le feu et la mort
transformant l'espace en un oiseau d'acier

il m'a parlé de son premier amour
et après cela
de rues lointaines
des réactions d'après guerre
de l'héroïsme de la radio et du journal
et lorsqu'il cacha un crachat dans son mouchoir
je lui ai demandé : Nous reverrons-nous ?
il répondit : Dans une ville lointaine

lorsque j'ai rempli son quatrième verre
j'ai dit en plaisantant : Tu veux émigrer ? Et la patrie ?
il me répondit : Laisse-moi
je rêve de lis blancs
d'une rue pleine de chansons et d'une maison illuminée
je veux un cœur tendre, non charger un fusil
je veux un jour ensoleillé
non un moment fou de victoire intolérante
je veux un enfant adressant son sourire à lumière du jour
non un engin dans la machinerie de guerre
je suis venu pour vivre le lever du soleil
non son déclin

il m'a quitté, car il cherche des lis blancs
un oiseau accueillant le matin
sur un rameau d'olivier
car il ne comprend les choses
que comme il les sent, hume
il comprend – m'a-t-il dit – que la patrie
c'est de boire le café de sa mère
et rentrer, en paix, avec le soir

Mahmoud Darwich
Introduit par A.Amri
24.04.2013

mercredi 23 juillet 2014

A Barbès, la manifestation pacifiste et solidaire a bien eu lieu, et nous y étions ! (témoignages citoyens via Le Grand Soir)

A Barbès, la manifestation pacifiste et solidaire a bien eu lieu, et nous y étions !

Des militants du Parti de Gauche dénoncent « le traitement partial et mensonger » de la manifestation pour Gaza du 19 juillet à Paris et veulent « rétablir la vérité d’une réussite populaire face à la désinformation et aux manipulations politiques ».
Alors que les bombardements israéliens ont redoublé d’intensité et que le bilan des victimes, côté palestinien, s’élève à près de 500 morts, suite à la journée la plus meurtrière depuis le début de l’offensive israélienne, le traitement médiatique de la situation en Israël-Palestine relève du scandale. La plupart des médias présentent l’attaque israélienne comme un conflit entre deux puissances égales et coresponsables tout en occultant la réalité de l’occupation du territoire palestinien par Israël et son régime d’apartheid. Mais cette lecture idéologique qui sape la solidarité avec le peuple palestinien ne s’arrête pas là.

Nous, militant-e-s du Parti de Gauche, avons décidé de nous rendre à la manifestation du 19 juillet à Paris non autorisée par le gouvernement Valls. Comme de très nombreux citoyen-e-s, nous avons voulu exprimer notre soutien au peuple palestinien et protester contre cette interdiction scandaleuse. Est-il nécessaire de rappeler que la France a été le seul pays à interdire une telle manifestation de solidarité internationale ?

Un traitement médiatique partial et mensonger
Dès l’après-midi, les médias ont repris les poncifs de la communication gouvernementale : « explosion de violences » pour Le Figaro, manifestation qui « dégénère » pour Le Monde et Libération. Les images retenues sont bien entendu celles de casseurs, on évoque des pavés jetés, des violences, le drapeau israélien brûlé, des slogans antisémites, etc. La palme de l’article-poubelle revient certainement à Rue89 : hésitant entre le micro-trottoir ridicule qui mêle des extraits sans contexte et laissant affleurer des généralités fallacieuses et un parti pris grossier, il présente les policiers comme des hommes courtois (certainement entre deux tirs de flash-ball tendus et coups de barres de fer de policiers en civil). Pour de tels journalistes les manifestants seraient au mieux des imbéciles, au pire des personnes violentes et vulgaires, et bien entendu toutes plus ou moins antisémites. Les journalistes de Mediapart semblent, eux, avoir fait un réel travail d’investigation et de croisement des sources.

Tout ceci fournit autant d’arguments à Valls pour justifier son interdiction a posteriori : les violences montreraient bien qu’il a eu raison d’interdire cette manifestation. Comme l’indique le communiqué des organisateurs, « c’est la décision politique, pour ne pas dire idéologique, du gouvernement usant d’une violence disproportionnée qui a créé les conditions des troubles à l’ordre public, dont le gouvernement porte donc la totale responsabilité ».

Nous dénonçons le traitement partial et mensonger de ce qui s’est passé à Barbès. Nous protestons également contre cette inimaginable cécité médiatique : non, il n’est pas vrai que, comme il est écrit dans l’article de Libération, une fois les affrontements commencés à Barbès, « c’en était fini de toute manifestation ». Aucun média ne semble mentionner les rassemblements pacifistes à gare du Nord des manifestants qui n’ont pas pu se rendre à Barbès. Et encore moins cette incroyable réussite populaire d’un cortège ayant défilé avec calme et détermination pendant des heures dans les rues de Paris passant par la gare du Nord, la gare de l’Est pour arriver jusqu’au niveau des Halles (Châtelet), plusieurs milliers de manifestants ont scandé leur solidarité avec le peuple palestinien, une liberté que le gouvernement français voulait censurer. La police, débordée par les événements et ne prévoyant pas cette marche spontanée d’un peuple reprenant ses rues, était obligée de suivre le cortège en constatant une dispersion dans le calme en fin de défilé à Châtelet. La manifestation décrite par les journalistes n’a pas existé. Nous y étions et pouvons en témoigner.

Ce sont les forces de l’ordre qui ont ouvert les hostilités
La désinformation ambiante va même jusqu’à travestir ce qui s’est passé à Barbès, lieu initial du rassemblement. Dès 14 heures, l’ambiance était plutôt calme et les drapeaux français étaient brandis à côté des drapeaux palestiniens. Des personnes de tous horizons étaient réunies, aussi bien des adultes, que des jeunes, des enfants, des personnes âgées – et on pouvait noter une présence féminine particulièrement forte. Puisque certains journalistes ne semblaient pas être dans le même cortège, précisons que nous n’avons pas entendu une seule injure antisémite mais que nous avons pu voir des panneaux « Antisémites non, Humanistes oui ». Les slogans politiques les plus repris : « Israël assassin, Hollande complice », « Nous sommes tous des Palestiniens », « Enfants de Gaza, enfants de Palestine, c’est l’humanité qu’on assassine ». Face à des citoyens révoltés de se voir confisquer leur liberté d’expression, ce sont les forces de l’ordre qui ont fait le choix d’ouvrir les hostilités : charges, utilisation massive et répétée de gaz lacrymogènes, matraques, etc.

Alors que les forces de l’ordre sont censées disperser les manifestants et permettre leur évacuation, nous avons été bloqués avec l’ensemble des manifestants sur le boulevard ou dans les rues adjacentes. Asphyxiés par les gaz, les manifestants cherchaient à fuir le boulevard mais étaient repoussés par les CRS postés en amont. Cette stratégie répressive faisait des rues adjacentes de véritables souricières. Certains d’entre nous ont même dû se cacher dans les halls d’immeubles, portes cochères, pour éviter les violences policières et essayer de trouver une atmosphère respirable. Des foules ont ainsi été vigoureusement refoulées dans le métro, rappelant de sombres heures de l’histoire de France. Notons également que plusieurs manifestants ont tenté de répondre aux tirs par des sit-ins, pour bien souligner leurs intentions pacifiques. Cependant, on ne voit aucune photo des manifestants à terre devant la police… Cette police cherchait-elle à empêcher la manifestation et à la disperser, ou plutôt à provoquer affrontements et violences pour pouvoir ainsi justifier son autoritarisme et donner du grain à moudre aux manipulations politiques ? La réaction de Manuel Valls (qui pendant ce temps-là se promenait le long du tour de France pour satisfaire son plan de communication) est claire : l’ordre, la répression et la privation de liberté de manifester.

Une belle manifestation populaire
Au-delà de cette violence policière initiale, il faut souligner, dire et répéter ce que les médias ont choisi de taire : les manifestants, bien qu’ayant été dispersés, gazés, voire frappés, se sont regroupés spontanément et la manifestation a eu lieu, plusieurs heures durant, sur un vaste espace, dans les rues de Paris. Ces dernières n’avaient pas été bloquées, pas plus que le cortège, par une préfecture de police débordée, et pourtant aucune violence, aucun heurt, aucun incident. Mais les médias n’en parlent pas, à l’exception notable du Nouvel Observateur : « Manif pro-Gaza : partie de cache-cache dans les rues de Paris », article qui s’étend sur les trois cortèges de manifestation spontanée, et qui souligne leur réussite et leur pacifisme. Citons la fin de l’article : « A Barbès, le principal rassemblement de la journée, la manif spontanée a pris fin de façon beaucoup plus musclée. (…) Mais, ailleurs, toute la journée, de la gare du Nord aux Halles en passant par la place de Clichy, des cortèges plus ou moins spontanés, déterminés sans être violents, auront tourné la tête aux vieux routards du maintien de l’ordre de la préfecture de police, plus rompus à la surveillance de cortège organisés qu’à la partie de cache-cache inhérente aux manifestations soi-disant “interdites”. »

Pourquoi, à part au Nouvel Observateur, les journalistes ne parlent-ils pas de ces manifestations ? Pourquoi les journalistes ont-ils choisi de rester place Barbès et de photographier ou de filmer quelques jeunes lançant des pavés plutôt que de mettre par écrit et en images ce fait : une fois libérés de l’assaut policier, nous avons marché dans Paris dans la plus grande tranquillité. Ne serait-ce pas parce qu’il serait ennuyeux pour le gouvernement de constater que, sans pression policière, les manifestants pro-palestiniens de Paris sont tout à fait capables de manifester dans le calme, comme cela a été fait à Londres et à Marseille par exemple ? Ne serait-ce pas parce que Valls serait alors forcé d’avouer que cette interdiction n’avait pas lieu d’être et qu’elle n’était qu’un coup de force scandaleux et liberticide ? Pourquoi ne voyons-nous aucune photo de ces milliers de manifestants pacifistes, qui s’excusent auprès des automobilistes coincés et qui expliquent leur démarche aux touristes attablés aux terrasses des cafés ? De même, l’épisode qui vit les manifestants reformer le cortège en haut de la butte Montmartre, reprendre les drapeaux avec détermination, et entamer une descente pour le moins audacieuse, a été passé sous silence. Tous les mensonges médiatiques ne pourront pas faire oublier le véritable enseignement de cette manifestation : le peuple est capable de braver les interdictions et les violences policières pour se réapproprier les rues de sa ville et défendre l’intérêt général. Gageons que ce qui s’est passé hier n’est qu’un début, et que les manœuvres du gouvernement n’auront pas raison de l’immense enthousiasme populaire qui soutient la lutte des Palestiniens contre la colonisation.

Nous demandons à ce que les médias ne se comportent pas comme des chiens de garde à la botte d’un pouvoir à la déroute. Et qu’une rigueur journalistique effective leur permette de revenir sur ce traitement biaisé de la réalité et de réellement faire état de ce que nous et l’ensemble des manifestants avons vécu. Après nous être vus privés de la liberté fondamentale de manifester, nous citoyen-ne-s, nous voyons bafouer le droit à une information indépendante. Nous refusons l’odieux chantage à l’antisémitisme du gouvernement pour faire taire notre voix et celle du peuple palestinien Il faut faire savoir ce qu’il s’est vraiment passé à Barbès : la manifestation libre, populaire et pacifiste et solidaire a bien eu lieu, et nous y étions !

Les auteurs sont militants du Parti de Gauche :
Danièle Atala
Daoud Baccouche
Boris Bilia
Fethi Chouder
Julie Dusseaux
Guillaume Etiévant
Bruno Fialho
Annick Flageollet
Hugo Hanry
Nourredine Kaddouri
Ramzi Kebaili
Bylal Khellouf
Djordje Kuzmanovic
Mathilde Larrère
Nathalie Levallois
Hugo Lycurgue
Maximilien Perret
Christian Rodriguez
Aissa Terchi
Jean-Sébastien Thirard
Laélia Véron
»» http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/210...
 
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mardi 22 juillet 2014

Air France suspend la desserte de l’aéroport de Tel-Aviv "jusqu’à nouvel ordre". (Assawra)

Une information biaisée, comme nous finissons à en avoir l'habitude. Plus de départs vers l'aéroport de Lod, c'est une excellente nouvelle dans le contexte BDS.  La raison, ou le prétexte, est en revanche minable. A l'aune du pathétique gouvernement qui transmet les ordres venus d'ailleurs.

Merci à Assawra pour l'info.

 

 

 

Air France suspend la desserte de l’aéroport de Tel-Aviv "jusqu’à nouvel ordre".

mardi 22 juillet 2014, par La Rédaction
La compagnie aérienne Air France a confirmé mardi qu’elle suspendait "jusqu’à nouvel ordre" la desserte vers Israël en raison des tensions dans la région, suivant les compagnies américaines Delta, US Airways et United Airlines qui ont annulé plusieurs vols un peu plus tôt dans la journée.

La décision fait suite à la chute d’une roquette près de l’aéroport international de Tel-Aviv, la compagnie française précisant suivre "au plus près la situation sur place", alors que l’Agence fédérale de l’aviation américaine (FAA) a interdit un peu plus tôt aux compagnies américaines de voler vers ou depuis Israël.
(22-07-2014 - Avec les agences de presse)







mardi 8 juillet 2014

Alerte Ukraine! False flag en préparation,même mise en scène OTAN qu'en Serbie (vigilance médias)

 
On me communique ces infos. Cela va arriver, ou pas. Si cela arrive, il est bon d'être prévenu, afin de démêler plus facilement le vrai du faux dans les jacassements des médias complices. L'Ukraine est le champ de bataille actuel des Criminels Occidentaux. La Russie s'est complètement retirée du secteur, afin de ne pas risquer d'être prise sous de fausses accusations. Rappelons que, parmi les "autorités" de Kiev, sont toujours là les nazis du coup d'État.
 
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Mardi 8 juillet 2014

Ukraine - Kiev charge les combattants de ses propres atrocités

Kiev prépare une grande provocation pour demain

07.07.2014
TRÈS IMPORTANT ! Informations vérifiées, communiquées par une source sur place.
Dans la périphérie de Slaviansk, là où auparavant campaient les troupes de la junte, on a amené du matériel de construction. On fait des travaux de terrassement, la zone de travail est protégée, des postes de « natsgads » (transformation des mots garde nationale en contracté salauds nazis, un jeu de mots en russe ; ndt) sont installés sur tout le périmètre, il y a des patrouilles ; à en juger qu’ils ouvrent leurs propres fosses communes, où auparavant ils ont enterré les restes des conscrits qui refusaient de tirer sur les civils et de leurs bourreaux.
En particulier, ce fait rejoint une autre information en provenance de Kiev – il semble que les UKRO-médias ont l’intention de monter un reportage dans lequel ils vont parler des « atrocités » perpétrées par les combattants, soi-disant, ils abattaient les civils.

Étant donné que la garde nazie a déjà fusillé près de 20 civils depuis l'entrée de l'armée ukrainienne à Slaviansk et à Kramatorsk, cette provocation peut avoir lieu d’ici un à deux jours.

La source de Kiev a communiqué que le reportage est prévu pour demain.
S'il vous plaît, faites circuler cette information autant que possible sur les réseaux sociaux afin d’empêcher cette ignoble provocation.
Communiqué de Strelkov du 07.07 2014
Alexander Nikichine
Agence centrale d’information de Novorossia

Novorus.info


Source : novorus.info
Traduction : GalCha
http://bendeko.blogspot.fr/2014/07/ukraine-kiev-charge-les-combattants-de.html

Une large propagande se prépare en Ukraine, comme hier en Serbie.
http://bendeko.blogspot.fr/2014/07/ukraine-kiev-charge-les-combattants-de.html ....

samedi 5 juillet 2014

Notre Dame des Landes, c'est maintenant

Bonjour.

Ce sera bref : ce matin les luttes à Notre Dame des Landes restent la priorité.  Pour ceux qui n'en avaient pas encore été avertis, dès hier soir déjà, les militants des luttes de toute la France ont fini de converger vers un point désormais très (trop ?) connu : le carrefour des Ardillières  témoin de bien des violences comme d'autres hauts-lieux de l'endroit.

Je l'avais rejoint samedi dernier, en passant pour rejoindre les bénévoles en vue des instructions pour les évènements principaux d'aujourd'hui et demain. J'avais osé emprunter la D281, pour savoir où nous en étions. Tout va bien. Les chicanes sont toujours présentes. Les trous ont cependant été à peu près bouchés. J'ai croisé un fourgon de la gendarmerie, roulant au pas. C'est bien toujours une sorte de champ de bataille latent qui est là, rappelant que la vigilance est toujours présente. "L'abandon, c'est maintenant !" est-il toujours rappelé.  Nous les défenseurs, attendons que pour les spéculateurs le jeu n'en vaille plus la chandelle, et qu'ils lâchent prise. Ils savent très bien qu'il n'y aura pas de relâchement. La défense du sol est toujours, et de plus en plus, d'actualité.

C'est ce que rappelle Dominique Loquais dans la chanson qu'il nous propose à l'occasion de ces journées, sur un air traditionnel.




Pour les plus jeunes, il faut se souvenir qu'il y a quarante ans environ, Dominique, avec d'autres paysans de Loire-Atlantique, est allé soutenir les paysans indignés du Larzac. Et ils ont gagné ! Il avait d'ailleurs composé alors une autre chanson, que martelaient les manifestants.





Je souhaite à tous de venir nombreux. Et si vous avez l'occasion de passer par l'entrée 2, qui donne sur le Chemin de Suez, c'est moi qui suis à l'entrée. A bientôt peut-être.

vendredi 27 juin 2014

Sommet du G-77 + Chine : un pas en avant dans la coopération Sud/Sud (vu dans LGS)

Répercutons cette information  vue dans Le Grand Soir : ce ne sont pas nos chers médias aux ordres qui en parleront.


Le Sommet du G-77 + Chine s’est tenu les 14 et 15 juin à Santa Cruz, en Bolivie.

Sommet du G-77 + Chine : un pas en avant dans la coopération Sud/Sud

A l’occasion du cinquantième anniversaire de cet ensemble composé de 133 pays du Sud [1] (dont, outre la Chine, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud -soit tous les BRICS sauf la Russie), les 119 délégations présentes ont adopté une déclaration commune intitulée « Déclaration de Santa Cruz. Pour un nouvel ordre mondial pour "vivre bien" ».
Comportant 242 points, ce document fixe plusieurs objectifs parmi lesquels l’éradication de la pauvreté en 2030, la mise en place d’un nouvel ordre financier international réduisant le pouvoir du Fonds monétaire international (FMI) – dont le président Evo Morales a demandé le "remplacement" – ou la remise à plat des négociations sur le climat. Le président bolivien a également demandé la suppression du Conseil de sécurité des Nations unies.

Ce document réaffirme également la primauté de la souveraineté nationale sur les ressources naturelles.

Evo Morales a officialisé, au nom du G-77 +Chine, l’invitation faite à la Russie d’intégrer l’ensemble.

Mémoire des luttes publie (en espagnol) l’intégralité de la Déclaration

EN COMPLEMENT l’article de José Fort dans l’Humanité, lundi, 16 Juin, 2014
Un événement considérable s’est déroulé ce week-end à Santa Cruz en Bolivie : le sommet du G77 + Chine qui propose de mettre sur pied un nouvel ordre mondial plus juste fondé sur une vision différente du développement selon laquelle les pays du Sud maîtriseraient leurs ressources naturelles et vivraient en harmonie avec la planète.



Le groupe des 77 aux Nations unies est une coalition de pays en développement. Créée par 77 pays en 1964, l’organisation a repris son envol et compte actuellement 133 pays membres. Le premier sommet d’importance eut lieu à Alger en 1967. Depuis, le monde a changé, le rapport des forces à l’échelle internationale aussi. C’est ainsi que le G77 plus la Chine, c’est aujourd’hui 77% de la population mondiale et 43% de l’économie de la planète.

La déclaration finale ratifiée dimanche soir à l’issue de cette réunion de près de 110 délégations et en présence d’une quinzaine de chefs d’Etat porte essentiellement sur les objectifs du Millénaire de l’ONU, recouvrant notamment la réduction de l’extrême pauvreté et de la mortalité infantile, l’accès à l’éducation, l’égalité des sexes, et la mise en oeuvre du développement durable.

Le président bolivien Evo Morales a établi une feuille de route en neuf points « pour une fraternité planétaire des peuples », recommandant la disparition du Conseil de Sécurité de l’ONU, la création d’une Banque du Sud se substituant au FMI, l’intégration de la Russie au G77 + Chine, la création d’une alliance scientifique, technologique et culturelle.

« Nous, peuples du Sud sommes l’avenir du monde », a déclaré Evo Morales tandis que le président uruguayen, José Mujica, estimait qu’il n’était « plus possible de cautionner cette civilisation du gaspillage, qui affecte la vie même de la planète ». « Un autre monde est possible », s’est exclamé M. Mujica.

Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, à qui de nombreuses marques de sympathie et de solidarité ont été adressées, a demandé au G77 d’« incorporer plus de pays dans les projets visant à la libération de la communication et des médias ». Il a annoncé que la chaîne vénézuélienne Telesur lancerait prochainement une chaîne de télévision en anglais.

Evo Morales a préconisé des chaines en quecha et en aymara pour les pays andins.

La réunion de Santa Cruz ? Les médias nord-américains et euro centristes feignent de ne rien voir, de ne rien entendre. On les comprend : un autre monde se construit. Sans eux et sans ceux pour qui ils roulent.

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mercredi 18 juin 2014

Du haut de cet Empire, deux siècles vous contemplent


"Waterloo, Waterloo, Waterloo, morne plaine..."

Cette commune belge se situe un peu au sud de Bruxelles. L'Histoire ne se répète pas, cependant parfois les analogies forcent l'admiration. Waterloo est à peu près sur le tiers de la distance entre le siège du proconsulat administratif Bruxelles-Europe et du proconsulat militaire OTAN de Mons. Un lieu privilégié, en somme, pour l'administration déportée de Washington.

18 juin 1815 : une "coalition européenne" (traduisez : de souverains d'Europe géographique) réussit (enfin ?) à assommer une "Grande Armée" napoléonienne déjà affaiblie par la campagne de Russie et autres broutilles. Il faut se souvenir qu'à l'époque, la France est l'un des rares pays de quelque importance déjà constitués, unifiés avec l'assentiment populaire. Les USA ne couvrent encore que la côte nord-est de ce qu'ils sont aujourd'hui. L'Allemagne n'existe pas, l'Italie ne sera unifiée autoritairement que cinquante ans plus tard. L'Espagne peine à calmer les mouvements centrifuges, qui existent toujours deux cents ans plus tard. L'Autriche-Hongrie impériale est en voie d'écroulement. Seule l'immense Russie fait illusion, grâce à la poigne de fer du gouvernement tsariste.

On apprend ainsi aujourd'hui que la cérémonie de commémoration de cet événement est en bonne voie. Nul doute qu'à cette occasion-là, dans un an l'Eurostar fera le plein depuis St Pancras jusqu'à Bruxelles-Midi. Ce serait un anniversaire magnifique, si à cette occasion nous assistions à l'écroulement du nouvel Empire.

Celui-ci est au fait de sa gloire. Il contrôle "les Sept Mers" avec ses majestueuses Flottes. Il possède mille bases et points d'appui dans le monde. Il a déployé partout ses agents de déstabilisation, agents quasi-officiels de la CIA, agents "souterrains" de la filiale baptisée Al Qaida™, elle-même vendeuse de franchises, mercenaires "d'agences privées" tels qu'on en voit en Ukraine, ne parlant qu'anglais (oups)... Il utilise des drones partout également pour éliminer ses opposants au mépris de tous les droits - et tant pis si les "dégâts collatéraux" abondent. Une telle puissance militaire au moins apparente lui permet d'imposer (presque) partout sa monnaie de singe, en particulier pour ce qui est du commerce du pétrole et du gaz.

Cette force est également sa faiblesse. Voulant tout contrôler, il est obligé de disperser ses forces dans tous les domaines. Déjà les Flottes sont moins majestueuses qu'autrefois. Déjà il lui arrive de devoir faire appel aux gros lanceurs russes pour envoyer les plus grosses charges dans l'espace. Déjà un concurrent comme Airbus lui taille des croupières. Déjà sa capacité financière est plus limitée pour tenter de circonvenir un gouvernement. Déjà des accords l'évitant se nouent entre nations utilisant leurs propres monnaies. Son meilleur appui est encore cette Europe économique (et non politique) qu'il a inventée, entassement d'économies encore florissantes sur un projet politique à la mesure des personnages falots le représentant. Embourbé dans ses difficultés financières, cet appui sera-t-il pérenne ? Rejeté par une abstention massive, n'est-il pas bâti sur du sable ?

Un an avant l'anniversaire de Waterloo, L'Empire fait encore illusion. Il pourrait cependant s'écrouler d'un coup, si les accords financiers l'évitant entrent dans une phase pratique et prépondérante, si en même temps de multiples actions de mécontents se fédèrent afin de bloquer sa politique. Ses violents coups de boutoir économiques pourraient même lui revenir à la tête à la façon d'un boomerang, si sous la pression des Européens de base les négociations sur le Grand Marché Transatlantique TAFTA échouent en 2015 précisément.

Imaginons alors. A deux pas de Waterloo soudain c'est le clash en cette année anniversaire. Les émeutes se développent toutes à la fois dans le Vieux Continent et dans les rues de l'Empire inviolé. Le dollar s'écroule faute d'être encore la monnaie de référence. Le 18 juin 2015 l'Aigle jette l'éponge (tiens, encore un Aigle, comme celui de Napoléon). Des multinationales voient leur siège pillé leurs usines en grève. L'Empire romain avait mis des siècles pour s'écrouler complètement, parce qu'alors les communications étaient lentes. Aujourd'hui un processus analogue pourrait ne prendre que quelques jours, voire quelques heures. Si les conducteurs de drones ne sont plus payés, si les mercenaires boudent faute de solde, si les navires des fières armadas n'ont plus de mazout, que reste-t-il soudain ?





mardi 17 juin 2014

Réponse du syndicat SUDéducation13 au spot télévisé concernant le baccalauréat et le rail (répercuté)

Répercutons, répercutons avec soin cette mise au point, vu dans Le Grand Soir    et émanant dus syndicat SUD Éducation.  Le gouvernement continue décidément à accomplir un travail sordide de casse de ce qu'il est chargé de maintenir. Un peu paradoxal, tout de même. On croirait voir la mère Thatcher dans ses œuvres.


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Réponse du syndicat SUDéducation13 au spot télévisé concernant le baccalauréat et le rail

Une campagne de communication nationale a été mise en place par la direction de la SNCF dans le but de rassurer les candidats au baccalauréat qui pourraient redouter un problème de transport pendant leurs épreuves. En réalité il s’agit d’une campagne de dénigrement de la grève et d’une tentative pour dresser les usagers contre les grévistes. N’oublions pas qu’en 1995 une forte proportion de notre population avait clairement soutenu le mouvement, cauchemar absolu pour nos politiques.

Nous saluons la réactivité de la direction de la SNCF qui a visiblement plus de moyens à investir dans le marketing que dans l’organisation d’un service qui nous garantisse qualité et sécurité au quotidien. Les familles des victimes du drame de Brétigny sur Orge apprécieront.

Quoi qu’il en soit, le syndicat SUDéducation13 dispose d’une information importante au sujet des candidats au baccalauréat : Depuis de nombreuses années plus de 90% des élèves qui passent le bac loin de leur domicile trouvent une solution d’hébergement à proximité de leur centre d’examen. Pourquoi cela ? Justement parce qu’ils savent qu’ils ne peuvent pas compter sur les transports longue et moyenne distance pour arriver à l’heure. Et pourquoi nos camarades du rail se battent-ils ? Justement pour améliorer la qualité du service et la sécurité.

Mais cela a un coût. Il faudrait investir massivement et sur le long terme. Or il est plus facile de se payer des spots de publicité manipulateurs et propagandistes contre ceux-là mêmes qui tentent de dénoncer la dérive commercialo-financière de nos chemins de fer.

Nous attendons impatiemment les prochains épisodes. Tous ces spots qui désigneront à la vindicte populaire les fonctionnaires anti-patriotes bouffis de privilèges : le postier qui vous veut du mal, le professeur qui travaille une heure par mois, l’infirmière qui s’offre un palais au Maroc, le policier qui n’avait jamais vu la lumière du jour etc…

Encore merci au gouvernement et à la direction de la SNCF pour le souci qu’ils prennent de nos candidats au bac, ils ne leur reste plus qu’à faire comme si chaque jour de l’année et pour tous les usagers c’était un jour d’examen.

http://www.sudeduc13.ouvaton.org/
 
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lundi 16 juin 2014

Quand la politique utilise les pieds pour battre les humains

 Charles de Gaulle, un soir d'élections, avait donné son idée de ce que des détracteurs lui présentaient comme un continent à unir : 
"Il ne suffit pas de répéter : l'Europe ! l'Europe ! en sautant comme un cabri"

Pourquoi unir ? Pour en faire quoi ensuite ? Au bénéfice de qui ? Si c'est pour que les mieux nantis, et pas forcément de cette contrée-là, engrangent encore plus sur le dos de la grande majorité, le jeu n'en vaut assurément pas la chandelle : n'est-ce pas pourtant ce que des rapaces ont entrepris de mettre en place il y a 70 ans ? Circonvenant politiciens, plumes de presse malléables, supplétifs d'instituts de sondages ou d'académies diverses, ils ont planté leurs jalons, et sont bien près d'y parvenir en apothéose.


"L'Europe" a trop tendance à être considérée, propagande ou pas, comme cet informe conglomérat de peuples historiquement différents, souvent pour des raisons géographiques, aux habitations situées grosso modo dans la partie nord-ouest du continent asiatique : ils auraient pour dénominateurs communs d'avoir (avec beaucoup de nuances) des peaux plus claires que la moyenne des autres ; leurs langages, terriblement différents, auraient en général une base indo-européenne commune ; il y aurait en général des analogies entre les convictions de certains d'entre eux, au niveau philosophique et "religieux" ; la plupart sont maintenant sédentarisés. C'est à peu près tout..

Pas de quoi considérer cela comme des "bases communes" qui auraient une originalité suffisante, en vue de vrais rapprochements. Il y a seulement une volonté politique professée par quelques dirigeants plus ou moins autoproclamés ou cooptés, à leur usage, ou à celui de leurs amis tout aussi peu choisis et acceptés par l'immense majorité des habitants. Disons-le crûment : du foutage de gueule.

Va-t-on longtemps encore tolérer que ces marionnettes téléguidées par des "actionnaires" ou "spéculateurs" anonymes et apatrides ruinent  la vie de millions, de milliards de gens anesthésiés par "les Jeux" diffusés par l'étrange lucarne ? Taynis, fout, scieclysme, mariages princiers, naissances de la même soupe, déplacements d'hommes en blanc ou en jaune, occultent les grands désespoirs et cachent les vraies causes à défendre.

Au secours ! L'humain veut-il encore vivre ? Veut-il n'être qu'humblement et avec gratitude à sa place (minuscule) dans l'Univers ?  Camarades, compagnons, frères, le jour se lève, levons-nous aussi, bon sang !

mardi 10 juin 2014

Vladimir Poutine défenseur de la paix : y en a-t-il que cela embarrasse ? (lettre ouverte)

Monsieur Vladimir Poutine
Président de la Fédération de Russie
MOSCOU _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _   CECI EST LA COPIE DE LA LETTRE
aux bons soins de                                                                      

Monsieur l'Ambassadeur de Russie
40, boulevard Lannes
75116 PARIS




Xxxxxx le 10 juin 2014



Monsieur le Président,





Il y a quelques jours , malgré un emploi du temps très chargé, vous avez accepté de vous prêter à une interview par des journalistes français. Nous, Français, ne vous remercierons jamais assez pour cette mise au point au grand jour de votre politique.

Ce remerciement sera d'autant plus appuyé, que "pour des questions d'horaires" cette entrevue fut tronquée à la diffusion. Heureusement le verbatim complet a pu nous être communiqué par vos services. Rien que cette anomalie fait que je n'hésite pas à dire "J'ai honte". J'ai honte pour mon pays, pour le système qui dirige la France, pour les médias qui ne cessent de biaiser l'information, au point d'en retourner souvent la signification.

Oui, nous sommes quelques-uns, en France, à savoir que les agressifs ne sont pas dans le camp fustigé par le déchaînement médiatique permanent. Nous savons que quand vous agissez, en bon joueur d'échec vous avez plusieurs coups d'avance sur ce qui ne manquera pas de suivre. Nous savons que le glacis autour de la Russie est attaqué en permanence par l'entité, au-delà de l'océan, qui veut étendre sa domination partout. Entité qui n'hésite jamais à menacer, à acheter, à tuer ceux qui s'opposent à "sa marche triomphale". George Herbert Bush n'a-t-il pas affirmé qu'il ne présenterait jamais ses excuses au nom de son pays ?

Je note, dans l'entrevue, que quand vous réaffirmez ne pas avoir de visées expansionnistes, mais voulez développer votre pays à l'intérieur de ses frontières, cette partie du dialogue est coupée. Dérangerait-elle ceux qui poussent à vous présenter comme une menace ?

De la même façon, une série de questions à propos d'une prise du pouvoir violente en Ukraine ne fut pas diffusée. Très logiquement, vous répondiez combien la coalition de politiciens "Occidentaux" avait soutenu, suscité, provoqué un coup d'État au nom d'intérêts commerciaux pour eux. Au point d'avoir envoyé des mercenaires "ne parlant qu'anglais" pour... dirait-on... "soutenir leurs compatriotes" ? Hum...

Je ne soulignerai qu'un dernier point (ah, ce fut coupé aussi) : poser la question de la légitimité de M. Porochenko fut de la part de vos questionneurs soit très provocateur, soit... maladroit ?

Il serait pourtant si constructif pour tous que les coopérations internationales dans la bonne entente et sans la hargneuse visée expansionniste de quelques-uns (craindraient-ils donc tant leur chute, qui manifestement viendrait de l'intérieur, et non d'adversaires extérieurs supposés, voire inventés ?) Habitant non loin de Saint Nazaire, j'ai pu constater l'avancée des travaux pour les deux bâtiments de projection et commandement que vos chantiers ont commandés. Bel exemple de coopération : parlant en mon nom strictement personnel, j'ajouterai qu'ils peuvent être utiles dans un avenir que j'espère le plus lointain possible, face au seul véritable ennemi (celui de tout le monde) : le Pentagone et ses "sponsors" industriels et financiers.

Sachez, Monsieur le Président, que de nombreux Français apprécient votre action, votre solidité qui est bien le meilleur point d'amarrage pour la paix mondiale actuellement. Nous en avons terriblement besoin. Il y a soixante-dix ans, c'est votre pays qui a sauvé le monde : sous votre conduite solide et éclairée, ce sera probablement la même chose aujourd'hui. A nous de nous prendre en main de notre côté. Retrouver une équipe de commandement réaliste et intègre dans notre pays est notre souhait, auquel nous sommes quelques-uns à consacrer nos efforts face au rouleau compresseur médiatique. Ce sera, si nous y parvenons, l'occasion de nouer des dialogues bien plus fructueux qu'actuellement.


Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma plus profonde considération, et de mon plus grand respect.


bab


(simple citoyen français)

lundi 9 juin 2014

Ukraine de l'Est : STOP à une certaine désinformation, volontaire, ou pas

https://fr.news.yahoo.com/video/ukraine-slaviansk-pilonn%C3%A9e-par-les-201309250.html

NON, pas possible. En revanche, que des troupes plus ou moins contrôlées par "L'Ouest", le redoutable "Ouest" qui flingue tout ce qui dépasse, s'attaquent à une ville, soit ces exactions seront portées au "crédit" du camp d'en face, soit ce sera passé sous silence. Il y a des limites à la décence.



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