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dimanche 29 avril 2012

L’ex-patron du Shin Beth critique Netanyahu sur l’Iran

C'est une information intéressante que nous révèle Al Oufok ce matin. Ceux qui connaissent le mieux la situation internationale (et le chef du Shin Beth est sûrement l'un des mieux qualifiés) craignent les réactions épidermiques d'une tête du Pouvoir irréaliste et se voilant délibérément les vraies données géopolitiques.

L'agressivité terrible des dirigeants politiques, que d'aucune pourraient assimiler à de la paranoïa, n'est peut-être pas sans fondements économiques comme il est de mise dans ces cas-là : en Iran il y a du pétrole. On se souviendra sans doute de ce qui est arrivé en 1953 à Mossadegh qui, comme Kadhafi, avait voulu que le pétrole profite au peuple, et non à la coalition internationale, et à son jouet le Shah, despotique et au faste pharamineux.


L’ex-patron du Shin Beth critique Netanyahu sur l’Iran

samedi 28 avril 2012, par La Rédaction d'Al Oufok
Un ancien directeur du Shin Beth, les services israéliens de contre-espionnage, estime que les dirigeants actuels de l’État hébreu sont inaptes à traiter le dossier du nucléaire iranien en raison des "sentiments messianiques" qui les animent.

"Je n’ai aucune confiance dans le Premier ministre ou le ministre de la Défense", a déclaré Yuval Diskin dans un discours prononcé vendredi et partiellement diffusé le lendemain sur Radio-Israël. "Je n’accorde aucun crédit à des dirigeants qui fondent leurs décisions sur des sentiments messianiques".

L’intéressé, qui a quitté son poste de patron du contre-espionnage israélien il y a un an, a ajouté à propos de Benjamin Netanyahu et de Ehud Barak et d’une éventuelle opération préventive contre l’Iran :
"Je les ai côtoyés de près : ce ne sont pas des Messies, ces deux-là. Ce sont des gens à qui, personnellement, je ne confierai pas la responsabilité de diriger Israël à l’occasion d’un événement de cette ampleur et de sortir le pays de semblable situation".

Ses propos très sévères sur Benjamin Netanyahu et Ehud Barak succèdent à une déclaration de l’actuel chef d’état-major de Tsahal, le général Benny Gantz, qui avait qualifié les dirigeants iraniens de "très rationnels" et donc peu disposés à fabriquer une bombe atomique comme le redoutent les Occidentaux et Israël.

Depuis plusieurs mois, des rumeurs circulent sur un possible raid aérien contre des installations nucléaires iraniennes pour empêcher la République islamique de se doter de l’arme atomique.

L’ancien patron du Mossad, les services israéliens d’espionnage, Meïr Dagan, a pour sa part tourné en dérision l’idée de frappes contre l’Iran.

Les entourages de "Bibi" Netanyahu et de Ehud Barak n’ont, pour le moment, pas réagi à l’attaque en règle de Yuval Diskin mais un vice-Premier ministre, Silvan Shalom, a répliqué : "Tout le monde ne pense pas de cette façon. Semblable décision ne sera pas prise par deux personnes.

"En fin de compte et en respectant chacun, celui qui importe le plus dans cette affaire est le chef d’état-major", a-t-il dit sur Radio-Israël.

Le chef de la diplomatie israélienne, l’ultra-orthodoxe Avigdor Lieberman, a réfuté les assertions de Yuval Diskine et s’est interrogé sur ses motifs.

La question de savoir s’il faut agir contre Israël et de quelle façon "(...) n’est pas du ressort du Premier ministre et du ministre de la Défense. Elle est généralement prise par le conseil des ministres ou le cabinet de sécurité", a-t-il fait valoir sur la deuxième chaîne de télévision.
Le ministre des Affaires étrangères a laissé entendre que les propos de l’ancien patron du Shin Bet pouvaient s’expliquer par son ressentiment de ne pas avoir été promu à la tête du Mossad.

Commentant la "sortie" de Yuval Diskine dans les colonnes du quotidien libéral israélien "Haaretz", Amos Harel relève que la température politique monte à l’approche de la nouvelle session, à Bagdad à la mi-mai, de pourparlers entre les Six et l’Iran sur le dossier nucléaire.
"Rien n’est écrit à l’avance dans ce dossier iranien et le printemps risque de se transformer en un nouvel été de tension", écrit-il.

(28 avril 2012 - Avec les agences de presse)

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