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samedi 31 mars 2012

Monsieur Hollande, la Gauche doit gagner. Lettre pour désistement en faveur de JL Mélenchon

rue de Solférino - photo personnelle
Jean-Luc Mélenchon et le Front de Gauche sont en pleine ascension dans l'opinion. François Hollande, sensé être le candidat d'une autre composante de la gauche, semble marquer le pas. C'est pourquoi je me suis permis une initiative tout-à-fait personnelle.

J'ai envoyé à François Hollande une lettre ouverte, lui conseillant de se retirer et de se désister dès maintenant, tout de suite, en faveur de Jean-Luc Mélenchon afin qu'au bout du compte, ce soit la gauche qui gagne cette élection si importante pour notre sort, et peut-être même pour celui de l'Europe tout entière. Afin que cette initiative se fasse en pleine clarté, j'ai envoyé copie de cette lettre ouverte à un certain nombre de journaux parisiens et de province. Il fallait, à mon sens, que cela fût fait. Les lettres sont parties.

Ceci est une lettre ouverte, dont des copies ont été adressées à un certain nombre de journaux nationaux et provinciaux

Monsieur François Hollande
Aux bons soins du Parti Socialiste
10, rue Solférino
75007 PARIS



A Monsieur François Hollande, candidat à la présidence de la république (lettre ouverte)

Monsieur le député,

Maintenant que la campagne pour l'accession à la présidence de la république est engagée, une dynamique claire se dessine. Le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a de plus en plus de succès, ses thèses et son programme sont particulièrement appréciés. Il a donné une dimension résolument socialiste, au sens vrai du terme, à tout son argumentaire visant à lancer une nouvelle donne à notre pays.

En face, vos reculades sur les options prises, entérinées par le vote des militants, donnent à votre campagne une image d'abandon complet aux thèses du capitalisme, sans retenue ni réticences. C'est au point que vous avez fait le voyage de Londres pour confirmer ce parti pris. Votre projet, s'il a été socialiste au moins en partie au départ, ne l'est manifestement plus du tout. Il est entièrement dicté par ceux que vous devriez courageusement combattre. La France ne veut pas d'un Papandreou.

Je ne sais pas quels sont les chiffres non manipulés des sondages. Je sais en revanche que la position du Front de Gauche est nettement appréciée par des citoyens de plus en plus nombreux.

Les remplissages de salles que l'on constate chez vos militants sont honnêtes. Ils ne constituent cependant pas des scores exceptionnels. Pourtant, il est vraisemblable que les fonds dont vous disposez soient un rien plus importants que ceux de votre adversaire. Les causes de ses succès sont donc ailleurs.

Face à vous restent trois représentants de ce qu'on appelle habituellement "la droite". Il est vraisemblable que le candidat sortant se taille la part du lion dans le partage des voix. Vu la dynamique qui se développe largement autour de Jean-Luc Mélenchon, il serait certainement souhaitable que vous vous désistiez dès maintenant pour lui, afin d'assurer la victoire de la gauche : après tout, c'est bien ce que vous souhaitez !

Je fais appel à votre sens civique pour que vous examiniez favorablement cette proposition, émanant d'un non-encarté qui peut se permettre un peu de recul face aux stratégies d'appareils.

Salutations respectueuses

Voilà. Si F. Hollande a le réflexe républicain, et préfère privilégier le Peuple  à la promotion de son propre Parti et peut-être aussi à sa  propre carrière, il se peut qu'il donne une suite favorable à cette suggestion. Espérons-le, et restons vigilants.

vendredi 30 mars 2012

Une France en campagne surréaliste, vue d'outre-Manche

Ce matin, une dépêche AFP souligne que l'hebdo financier britannique, "The economist", juge "les candidats" fort peu capables de diriger la France d'aujourd'hui. Ah ?

Sous le titre "La France dans le déni", l'éditorial du numéro à paraître vendredi juge qu'il y a "plus inquiétant encore que la mauvaise foi" de l'un ou l'autre des candidats: "la possibilité qu'ils pensent vraiment ce qu'ils disent" dans leurs programmes.
A l'attentisme prêté aux deux candidats face à la situation économique de la France qu'il juge "particulièrement sombre", The Economist oppose "la rafale de réformes" conduites en Italie, en Espagne ou en Grèce. "Une France léthargique et non réformée pourrait bien se retrouver au centre de la prochaine crise de l'euro", met-il en garde.

On notera que pour cette respectable publication, il n'y a que DEUX candidats. Les autres sont déjà à la trappe, dans une logique "fort démocratique" (euh...). Ces deux candidats ont la particularité, UN, de ne pas avoir de vrai programme écrit, DEUX, de faire entendre par leurs déclarations ici et là (y compris à Londres)  qu'ils vont continuer exactement dans la direction actuelle, en accentuant sous les ordres de "l'Europe" la pression sur le pouvoir d'achat des plus défavorisés, donc en obérant les possibilités de relance. Il est vrai que, vu de Londres, les deux candidats les plus en vue ne semblent pas prêts à oser "en faire plus", sous-entendu comme ce qu'ont fait leurs homologues grecs, ou portugais.....

Soyons réalistes. Ces deux-là restent encore relativement peu hardis face à des Monti ou Papademos, Hollande "par construction" et par goût pour le consensus, et Sarkozy par inculture économique vraisemblablement. La candidate la plus à droite aura un profil économique similaire, parce qu'elle aussi n'est pas une "pointure" au niveau économique, tout en étant exactement sur la même ligne. Elle aura sûrement un certain succès au premier tour, pour avoir gommé dans la vision populaire les outrances de son père. Elle y perdra une partie de ceux qui entretenaient un vote protestataire, justement par son côté plus consensuel, tout en récoltant en contrepartie quelques voix de ceux que les écarts verbaux de son géniteur pouvaient choquer.

Le plus hardi dans ce sens d'accentuation de la pression serait, semble-t-il, le "centriste habituel", pourtant peu assidu aux réunion du Parlement si on en croit les statistiques. Mais dans la conjoncture actuelle son score final semble voué à se faire laminer par les forces en présence.

Quant au candidat de la gauche, Londres l'a oublié. Trop différent, trop éloigné des doxas internationales, trop prêt à justement lancer des mesures radicales, il est invisible. Car les idées exprimées dans son programme (écrit, lui) ont bien une hardiesse qui le singularisent nettement vis-à-vis des autres. Pire, ces idées, claires, chiffrées, cohérentes, il sait les expliquer patiemment au cours des réunions où il est invité. Et parce que c'est clair, cohérent, et réellement social, ces idées font mouche et entraînent l'adhésion de citoyens de plus en plus nombreux. Non, pas ceux des beaux quartiers, mais justement ceux des lieux oubliés du Pouvoir, géographiquement ou "culturellement".

Un scénario se dessine de plus en plus. Une marée d'espoir monte. C'est un homme, mais c'est surtout un immense ras le bol qui s'exprime avec acuité et prégnance. C'est une révolution citoyenne, qui s'exprime dans un cadre légal, mais avec une force qui doit inquiéter l'Establishment par son côté universel, irrésistible, rappelant l'immense "Vive la Nation" de Valmy. Le Peuple Souverain, bafoué depuis toujours, relève la tête que les tyrans successifs ont voulu rabaisser.

The Economist saura-t-il voir ce qui se passe ? Ou restera-t-il confit dans ses schémas libéraux comme les affectionne Albion depuis si longtemps ? Se rend-il compte que cela pourrait changer la donne dans l'Europe entière, si la France redevenait elle-même, phare éclairant le monde (du moins celui du nord) et refusant les diktats des stupides financiers ? Car la victoire du Peuple, personnalisée par celle du tribun qui lui éclaire la voie, n'est pas du tout invraisemblable. Redoutable défi à cette inhumaine Europe des gros sous qui hait les citoyens, surtout éclairés.

jeudi 29 mars 2012

Merah a tué Sarkozy

Merah a tué Sarkozy


Ariane WALTER

France 24 a réputation d’être une radio pro-sioniste.

Et c’est France 24 que Merah, le moudjahidin, a choisi pour faire ses confidences. Logique.

Tirez l’échelle.

Vous êtes mort, M. Sarko.

Trop de questions. Trop de soupçons. Un de trop. Énorme.

Hé oui, Il y a des coups de bluff qui sont fatals à ceux qui les tentent.

Acculé à la défaite par une présidence catastrophique, par une haine nationale jamais vue, par des sondages qui, bien que faits par des amis, ne peuvent cacher une prochaine déroute, acculé surtout par la montée irrésistible d’un candidat inattendu et la découverte de documents accablants, Sarkozy qui dispose de toute l’armada de l’Etat , services secrets, polices spéciales, a sorti ses cartes favorites : l’insécurité, le terrorisme, et plus encore l’atout au nom terrifiant : Al Qaïda !

Mais les circonstances de cette folle et morbide semaine, qui commence d’ailleurs un 11 mars, il y a des numérologues dans la bande, ont été telles que les pires soupçons voient aussitôt le jour.

La DCRI est soupçonnée d’avoir utilisé M.Merah comme indicateur et de, peut-être, l’avoir armé, ou de, peut-être ,lui, innocent de tout crime, l‘avoir bunkérisé dans son appartement et tué.

Quelle est la République où ces questions se posent et n’ont pas de réponse ?

Il y a tout d’abord des invraisemblances :
- Des témoins ont vu un homme corpulent ; pour d’autres il a des yeux bleus, visage blanc, tatouage sous l’œil. Pas trop le portrait de Merah. Mais bon, admettons. Sur le coup de l’émotion on peut confondre Laurel et Hardy.
- Plus encore sa biographie récitée par « le squale Squarcini » est contredite par d’autres sources.

Squarcini nous apprend, n’omettant aucun détail, que Ghulma Faruq, directeur des prisons de Kandahar, s’appuyant sur des documents pénitenciers, a déclaré à Reuters que Mohamed Merah avait été arrêté le 19 décembre 2007 et condamné à trois ans de prison, avant de s’enfuir à la faveur d’une opération commando menée en juin 2008 par des talibans.

Mais ce n’est pas l’avis de tout le monde.

Le bureau du gouverneur de Kandahar juge "sans fondement" cette version, s’appuyant notamment sur des rapports judiciaires."Les forces de sécurité de Kandahar n’ont jamais détenu un citoyen français qui répond au nom de Mohamed Merah", déclare Ahmad Jawed Faisal, porte-parole du gouverneur.

Plus encore, l’avocat français de Merah, Christian Ételin, a déclaré que son client avait été emprisonné en France de décembre 2007 à septembre 2009 après une condamnation pour vol avec violences. Il ne pouvait donc pas, selon lui, se trouver à la prison de Kandahar pendant ce laps de temps.

Qui croire ?

Autres questions :
- Comment se fait-il que deux coups de feu solitaires aient été entendus dans la nuit, aucune explication n’ayant été donnée ?
- Comment se fait-il qu’un homme criblé de balles ait quand même pu courir et se jeter d’un balcon dans un élan et une souplesse sans défaut ?

Est-on complotiste en posant ces questions ? Alors, il faut que la presse étrangère le soit, toute la presse, et le ministre des Affaires Étrangères chinois qui pense à une manipulation et M. Poutine qui demande, en tant que spécialiste de la bonne tenue des élections, qu’il y ait des observateurs en France !

Il y en aura . Ne craignez rien M. Poutine. Dans tous les bureaux de vote.

Nous n’aurons jamais, sans doute de réponse à ces questions.

Pourtant d’autres faits en posent une nouvelle qui me paraît très grave et sans appel.

C’est à France 24, donc, à la rédactrice en chef Ebba Kalondo, que le criminel téléphone pour faire ses aveux.
 - Pourquoi à vous ? demande le présentateur de Canal plus .
- Parce que nous sommes encore en ligne à une heure du matin et nous parlons trois langues, français , anglais, arabe.

Voici deux interviews de cette journaliste.

Notons que Merah ne s’est jamais présenté et que sur la première interview elle précise bien ce fait.

Or France 24 a réputation d’être une antenne favorable à Israël.

Je cite à ce sujet un article très intéressant de la bloggeuse Eva R-Sistons. http://r-sistons.over-blog.com/ Elle revient à la nomination, en 2008, de Christine Ockrent, compagne de Bernard Kouchner. En voici quelques extraits :
« Imperceptiblement, France 24 et RFI furent en passe de devenir des auxiliaires des services de propagande israéliens. Le mercredi 20 février 2008, l’Elysée annonça le choix d’Alain de Pouzilhac comme président de France Monde, structure voulue par le président Nicolas Sarkozy, censée concrétiser la recomposition de l’audiovisuel public extérieur français. Elle « coiffait » France 24, Radio France Internationale (RFI) et TV5 Monde. Dans la foulée, Christine Ockrent était nommée directrice générale de cette nouvelle société (Renon, 2008). Elle en devenait virtuellement la n°2, ce qui suscita des remous immédiats au sein des rédactions car Mme Ockrent était l’épouse de Bernard Kouchner, un ardent pro-sioniste. Les médias français qu’elle était censée coiffer, traitant prioritairement de l’actualité internationale, voyaient d’un mauvais œil le risque d’un assujettissement pur et simple au quai d’Orsay. Les syndicats et comités d’entreprise (CE) de TV5 Monde et de RFI se réunirent en assemblée générale (AG) le jeudi 21 février 2008 au siège de TV5 Monde en s’insurgeant contre la nomination du tandem Alain de Pouzilhac-Christine Ockrent à la tête du groupe. Les comités d’entreprise et les intersyndicales de RFI et TV5 Monde dénoncèrent un « passage en force », et l’« attitude unilatérale et ‘‘monarchiste’’ du palais de l’Elysée. ».

Quant à Christine Ockrent, la Société des journalistes (SDJ) de RFI « dénonça le principe de cette nomination ». Le choix de cette journaliste « pose un grave problème d’image et de crédibilité de contenu de l’audiovisuel extérieur. », juge Alain Girard, du SNJ, qui s’inquièta d’un « conflit d’intérêts ».

A ce titre, son mari ne supporta pas les questions se rapportant à la nomination de sa compagne. Nougayrède, une journaliste, questionnant Kouchner à ce sujet, celui-ci se fâcha tout rouge et il s’ensuivit un accrochage extrêmement violent. Par ailleurs, les inquiétudes des syndicats ne tardèrent pas à être fondées. En effet, le duo Christine Ockrent-Alain de Pouzilhac opéra des purges au sein de la rédaction avec une férocité et des méthodes dignes des Etats totalitaires. Ces purges s’expliquent par une ligne directrice à savoir que la critique d’Israël était tabou. Il s’agirait, ni plus ni moins, d’imposer une lecture néo-conservatrice, américaine ou israélienne, des crises proche-orientales. Avoir une lecture pro-palestinienne ou pro-arabe ne serait plus permis. N’oublions pas que Kouchner avait toujours été un fervent adhérent du parti socialiste et que sa nomination comme ministre des Affaires étrangères au sein d’un gouvernement de droite en avait intrigué plus d’un. En fait, Kouchner (comme son homologue Strauss Kahn) n’avait qu’une seule et véritable préoccupation : être au service d’Israël .

Or Israël a besoin, pour poursuivre en toute impunité sa politique colonialiste et agressive, de contrôler les ministères des affaires étrangères des pays les plus influents du monde. Il le fait remarquablement en plaçant notamment les membres sionistes à travers ses lobbies locaux, aux plus hauts sommets de l’Etat, surtout les postes clés comme les finances, les Affaires étrangères, les ministères de l’Intérieur ou de la Défense. C’est ce qui se fait traditionnellement aux Etats-Unis où le département d’Etat a toujours été aux mains de pro-israéliens. Depuis Kissinger jusqu’à Madeleine Albright, on estime que 80% des hauts dignitaires de l’Administration du département d’Etat sont des sionistes, juifs ou non (comme Condoleezza Rice).

Cette politique avait déjà cours en 2004. Ménargues , ancien grand reporter, directeur général adjoint chargé de l’information et des antennes de RFI,vice-président de RMC

Moyen-Orient, a démissionné le lundi 18 octobre 2004 sous la pression des journalistes de RFI parce qu’il avait osé dire lors d’un entretien sur une radio française (Radio Courtoisie) que l’Etat d’Israël était un Etat raciste ; propos qu’il avait maintenus sur la chaîne LCI. Propos repris lors de la présentation de son dernier livre, « Le mur de Sharon », coédité par France Inter devant le Centre d’accueil de la presse étrangère (CAPE) à la maison de Radio France. Ce qui démontre indirectement le poids du point de vue israélien au sein de la communauté journalistique française, mais aussi et surtout au sein de la classe politique française (http://www.lemague.net/). Rappelons que les déjeuners du CRIF font accourir le gouvernement au complet et malheur à celui qui n’y est pas invité ! Christine Ockrent, directrice générale de l’audiovisuel extérieur de la France, est soupçonnée (c’est le moins qu’on puisse dire !) d’être derrière le limogeage coup sur coup de deux prestigieux journalistes, lauréats du prix Albert Londres, Grégoire Deniau (directeur de l’information de France 24) et Bertrand Coq (rédacteur en chef) en septembre 2008. Le motif invoqué pour le licenciement du premier est pour le moins vague et serait lié « à son comportement dans l’encadrement des équipes ».

Quant à Deniau le motif est cette fois plus précis : on lui reproche l’organisation sur l’antenne de France 24 d’un débat sur les théories du complot autour du 11 septembre. La direction a estimé que cette émission n’aurait pas dû avoir lieu sur France 24 et que Grégoire Deniau avait outrepassé cet avis. Deniau se serait opposé à ce débat, mais son ordre se serait dilué dans la chaîne hiérarchique si bien que ce débat a finalement eu lieu. Deniau plaide l’innocence. Il est intéressant de remarquer que l’émission sur le 11 septembre fut animée par Sylvain Attal. Ce journaliste, animateur vedette des débats impliquant des musulmans, est un pro-israélien militant. Il suffit de lire ce passage sur son blog pour s’en convaincre : « On peut même ajouter que le Hamas est une organisation de type fasciste, qui s’est emparé du pouvoir à Gaza par un putsch, n’y tolère aucune opposition et que dans ses mosquées on y répand une idéologie de haine antisémite que les nazis n’auraient pas reniée. »

Deux licenciements en deux jours font réagir et la rédaction de France 24 se soulève. Des pétitions circulent en faveur des deux limogés.

Autre victime : Richard Labévière, journaliste à RFI et auteur de plusieurs ouvrages sur le Proche-Orient : Les Dollars de la terreur (1999), Bethléem en Palestine (avec Pierre Péan, 2000), Oussama Ben Laden (2002) et Le grand retournement (2006).

On lui doit aussi d’avoir participé à la rédaction du Dictionnaire de l’islamisme et, plus récemment, d’avoir co-écrit avec le philosophe Bruno Jeanmart un « Bernard-Henri Lévy ou La règle du Je » (2007) par dérision à un des livres de BHL, La règle du jeu. Il y démontait la « double imposture : philosophique et journalistique » que représente selon lui BHL. « Il s’agit de démonter, note son éditeur, les bouffonneries qu’il fait passer pour de la philosophie et du journalisme, avec l’aide des médias et de la grande édition qui sont les chiens de garde de l’idéologie la plus réactionnaire. » Labèvière présente BHL comme un « serviteur de l’empire américain et du libéralisme mondialisé, ego médiatique vide et surdimensionné ». Or, BHL est l’un des plus éminents gardiens du temple du lobby israélien. A titre d’éditorialiste, grand reporter, rédacteur en chef et animateur de l’émission « Géopolitique », Richard Labévière couvre depuis longtemps pour RFI l’actualité du Proche-Orient, dont notamment le conflit israélo-palestinien. S’en tenant à une ligne de conduite se voulant aussi objective que possible, il vient purement et simplement d’être licencié de Radio France Internationale pour « faute grave » au motif qu’il n’aurait pas demandé la permission de sa direction pour faire une interview de Bachar al Assad le 8 juillet dernier juste avant l’arrivée du président syrien en France en visite officielle (l’interview incriminée est en ligne sur le site de TV5 Monde (4).

Richard Labévière n’accepte pas ce licenciement qu’il juge abusif, d’autant qu’il semble avoir été décidé arbitrairement par Alain Pouzilhac sans même la tenue normale d’un conseil de discipline. Pour le journaliste, qui a déjà été écarté de certaines de ses fonctions à RFI après avoir soutenu son collègue Alain Ménargues, auteur de deux livres anti-israéliens (Les Secrets de la guerre du Liban et Le Mur de Sharon) est contraint du coup à la démission sur ordre de l’ambassadeur d’Israël en France ! Il s’agit ni plus ni moins d’un « licenciement politique » pour « délit d’opinion ».

Dans une vidéo diffusée sur internet, Richard Labévière dénonce l’actuelle « Orwellisation de la presse française ainsi que « la volonté d’imposer une lecture unique néo-conservatrice et inconditionnellement pro-Israélienne des crises et des relations internationales ».

« Défendre la liberté d’expression et les droits de l’homme face à leurs violations caractérisées en Chine ou ailleurs, c’est bien, à condition de s’appliquer à soi-même ces beaux principes, ajoute-t-il.

Même si cela n’a vraisemblablement aucun rapport avec son licenciement estival, souvenons-nous aussi que Richard Labévière est l’un des deux journalistes (avec Alexandra Richard du Figaro) à avoir rapporté la présence d’Oussama Ben Laden à l’hôpital américain de Dubaï du 4 au 14 juillet 2001, deux mois seulement avant les attentats du 11 septembre, et sa rencontre, le 12 juillet, avec le chef d’antenne local de la CIA.

Dans son livre, Richard Labévière parvient à une conclusion : AI Qaïda n’existe pas. « Le terrorisme ne relève pas d’une organisation mondiale, mais d’une nébuleuse de réseaux qui s’enracinent localement, dans les économies les plus inégalitaires et les régimes politiques les plus arbitraires. Pourtant, la mythologie Ben Laden continue. Pour survivre, l’Empire à besoin d’un ennemi et de faire la guerre : une guerre sans fin. »

Bien, vous allez me dire : Cela date de quelques années et l’ambiance a peut-être changé. Comme l’histoire n’a pas changé, cela serait étonnant. La preuve suit. Découvrons une anecdote qui laisse rêveur.

Cela se passe le 8 juin 2011. France 24 fait passer une interview de Lamia Chakkour, ambassadrice de Syrie en France qui contacte France 24 pour dire qu’elle démissionne de sa fonction. Malheureusement pour la chaîne, il s’agit d’un hoax. Ce n’est pas Lamia Chakkour au téléphone, celle-ci, en personne, avec une voix différente démentant cette mise-en scène et parlant de porter l’affaire en justice pour désinformation.

Est-ce une habitude chez France 24 d’ouvrir l’antenne à de fausses interviews ? Qui l’a fait une fois. C’est une fois de trop.

Comment cette chaîne, dans une affaire pareille, pourrait-elle être crédible ?

Je pense à ceux qui, tous les matins, se réveillent dans le vide et l’horreur absolue, privés de leurs amours.

Quelle haine au cœur j’aurai si mon mari, ou mes enfants avaient été les victimes de ces crimes qui baignent dans une politique machiavélique. Dans un méli-mélo de cette phobie israélo-américaine qui veut que le terrorisme et l’Islamisme, après le communisme, soit l’éternel ennemi dont ils ont besoin pour survivre. Qu’il y ait des terroristes, nous n’en doutons pas, mais qui les a fait naître ? Qui les a inventés ? Qui les engage à travers les nouvelles guerres Libyennes ou Syriennes ?

En ce qui concerne les meurtres de Toulouse et de Montauban, il y a trop de questions pour qu’il n’y ait pas de contre-enquête.

Une dernière anecdote m’a donné la nausée.

Sur Propaganda 2, on interroge un professeur qui a participé à la minute de silence, y semble tout à fait favorable, et explique ensuite qu’il a pu répondre aux questions des enfants et expliquer, par exemple, ce qu’était qu’un moudjahidin !!!!

Qu’est-ce qu’un moudjahidin ?

Que faut-il expliquer à nos enfants ?

Que ce sont des créatures de la CIA formées par Brezinski qui s’est appuyé sur les Islamistes d’URSS pour abattre cet ennemi en Afghanistan ?

Que les enfants juifs tués méritent toutes nos larmes comme les enfants de Gaza ?

Que Catherine Ashton pour avoir fait ce rapprochement a soulevé un tollé universel ?

Doit-on dire à nos enfants que nos soldats qui meurent en Afghanistan le font pour surveiller des pipe-lines et des cultures de pavot ?

Que doit-on apprendre à nos enfants de ce monde bipolaire qui fait les affaires des marchands d’armes et des financiers lesquels veulent que leurs marionnettes politiques restent en place ?

A n’importe quel prix ?

Plus personne n’est dupe M . Sarkozy.

Le grand vent d’internet est passé par là.

Vous êtes condamné à l’échec et à répondre de vos actes devant la justice.

On n’a pour vous que détachement et dégoût.

Il y a actuellement en France une nouvelle puissance politique qui en train de naître, qui éveille toutes les consciences, quel que soit leur parti : elle parle d’amour et non plus de haine ; de respect de la vie et non de profit. D’égalité et non d’exploitation des faibles par les lâches.

Vous ne la ferez plus taire.

Ces mots « terrorisme, al Qaeda », vieilles rengaines , elle ne veut plus les entendre.

Résistance ! Place au peuple ! Liberté ! Égalité ! Fraternité voilà les mots qui désormais la soulèvent !

Vous avez perdu.

Je finis sur deux vidéos : sur la première, et ce n’est pas un fake, un militant qui sort du meeting de Sarkozy à Strasbourg explique pourquoi il votera Mélenchon.

Sur la seconde, très émouvante, très juste, un vieux juif explique devant Ahmadinejad la différence entre juifs et sionistes. Puisse la paix qui se dégage de ces paroles atteindre le monde entier.

Ensuite une prière :
Je voudrais appeler à la vérité de l’honneur des soldats ou des chefs du raid qui ont mené l’assaut de Toulouse au risque de leur vie. Ne défendez pas ce pouvoir corrompu. Parlez. Dites ce que vous savez sur cet assaut. Qui que vous soyez. Dénoncez ce qui s’est passé.

Pour l’honneur et la sauvegarde de la France. N’est-ce pas votre engagement ?

Allez-vous attendre que l’on vous donne l’ordre de tirer sur nous ?

Ariane Walter
URL de cet article 16205
http://www.legrandsoir.info/merah-a-tue-sarkozy.html

Belle et Rebelle Épopée du peuple TOUAREG

Parce que j'aime beaucoup, voici un texte de mon ami Rem*. Je vous souhaite autant de plaisir.


Je porte une vieille outre

en bandoulière

et des sandales taillées

dans les pneus de vos land-rover.

Voilà mon équipage !

Ma route est tracée

d'un coup de talon en arrière
et d'un coup en avant.


(poème épique anonyme, cité dans « Tourne-tête, le pays déchiqueté », de Hélène Claudot-Hawad et Hawad, illustration de Hawad en couverture, ed.Amara, 1996)


Il est bien des peuples qui n'ont pas d'état-nation, selon notre étroite conception jacobine. Qui sont sans état, comme les Tziganes, les Kurdes, les Touareg (de genre neutre, ce mot est sans s, car Touareg est le pluriel du singulier Targi, mot hélas peu usité en parlers francophones). Et ce peuple si singulier « règne depuis toujours » au cœur de l'immense Sahara. Peuple aujourd'hui de 5,2 millions, mais écartelé par « l'impossible frontière »  entre Niger (1,7), Mali (1,4), Algérie (1), Burkina (0,6) et Libye (0,55)... avec seulement 3 villes importantes (Tamanrasset, Agadez et Tombouctou) puisqu'il est essentiellement nomade. Du moins l'était jusqu'aux dramatiques sécheresses des dernières décennies, catastrophe écologique majeure et irréversible... pour tout le Sahara et le Sahel !

Le confus et récent putsch militaire au Mali se fait au sale prétexte d'avoir plus de moyens de lutter contre « l'insurrection touareg », récemment allié de circonstance, parfois, avec les activités terroristes de l'AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamiste). Ce qui est une autre catastrophe, réversible.

Sauf exceptions, ce genre de coup d'état militaire est très, très rarement, progressiste ! Parmi ces exceptions, il me souvient de la prise de pouvoir de Nasser contre le valet de la GB Farouk (au milieu du 20° siècle), de « la révolution des œillets » contre la dictature portugaise, d'autres encore, éparses, en Amérique Latine, en Asie du Sud, en Afrique Noire. Dont la plus belle et éphémère révolution dirigée au Burkina Fasso par Thomas Sankara (voir au bas de l'article) : prises de pouvoir toutes inspirées par l'immense colère populaire, s'appuyant donc sur cette vraie légitimité, bien plus importante que la légalité formelle...

Les populations d'origine targi, ou touareg, sont donc très artificiellement citoyens et citoyennes du Niger, Mali, Algérie, Burkina ou Libye, mais « maîtres du désert », ils y circulent plus facilement : Kadhafi recrutait beaucoup chez ces grands guerriers de tradition. Ses armes, aujourd'hui pillées, alimentent diverses rebellions touareg, dont celle, au Nord du Mali, de leur immense région en insurrection (cf. MNLA : « Mouvement National de Libération de l'Azawad ») sur plus de 60% de ce pays si absurdement construit !: 60% oui, mais dans sa partie la plus désertique, cependant...

Tous les Touareg se ressentent d'abord fiers berbères, unis malgré leurs différentes tribus et castes par leur langue, leur alphabet, si beau et étrange – le tifinagh - et leurs traditions millénaires, assez matriarcales, très poétiques, de caravaniers ou pasteurs nomades. A l'occasion pilleurs d'oasis ou de caravanes arabes, voire, jusque il y a un siècle trafiquants d'esclaves venus du Sahel. Notamment astreints à l'épouvantable exploitation des « montagnes de sel » que sont en grande partie le massif du Hoggar. Mais les libres descendants de ces captifs d'hier sont aujourd'hui très métissés avec les Touareg !

Aujourd'hui, comme tant d'Africains, les Touareg sont très dispersés un peu partout (dont ici) mais principalement sur les pourtours du Sahara : régions du Nil (Soudan et Égypte, dont il semble qu'ils soient originaires il y a des millénaires), régions sahéliennes (Tchad, sud-Tunisie, sud-Maroc, Mauritanie, Sénégal, etc.) et au désert du Sahara Occidental, si disputé entre Polisario et Maroc...

Voici un extrait de la 4° de couverture du beau petit recueil dont est extrait le poème cité ci-dessus, en ouverture :

« La résistance, armée ou passive, menée à l'intérieur du pays ou dans l'exil, s'exprimant par le feu, le repliement volontaire ou les voix nues des marges, est incrustée dans les horizons touareg depuis que l'intervention coloniale a tenté d'en remodeler les contours. Tout au long du 20° siècle, la voix contrastée des poètes a fait largement écho à ce refus de la domination extérieure, qu'elle soit coloniale ou relève des récents États africains qui, dans les années 1960, se sont partagés le monde touareg. »


Enfin, voici des extraits du fameux discours d'Addis-Abeba (au siège de l'OUA) où Thomas Sankara, 1949-1987 (surnommé « le Che Guevera d'Afrique ») avait même prédit sa mort prématurée (son meurtre, quelques mois plus tard, ne sera jamais élucidé!)... J'ajoute que si Sankara était d'origine Peul-Mossi, il était très populaire auprès des Touareg du pays (et bien au delà, de tous les Touareg) en plus de l'être de tous les Noirs... pauvres !

« (...) La dette, sous sa forme actuelle, contrôlée et dominée par l’impérialisme, est une reconquête savamment organisée, pour que l’Afrique, sa croissance et son développement obéissent à des paliers, à des normes qui nous sont totalement étrangères, faisant en sorte que chacun de nous devienne l’esclave financier, c’est-à-dire l’esclave tout court, de ceux qui ont eu l’opportunité, la ruse, la fourberie de placer des fonds chez nous avec l’obligation de rembourser. (...) La dette ne peut pas être remboursée parce que d’abord si nous ne payons pas, nos bailleurs de fonds ne mourront pas. Soyons-en sûrs. Par contre si nous payons, c’est nous qui allons mourir. Soyons-en sûrs également. Ceux qui nous ont amenés...ceux qui nous ont conduits à l’endettement ont joué comme dans un casino. Tant qu’ils gagnaient, il n’y avait point de débat. Maintenant qu’ils ont perdu au jeu, ils nous exigent le remboursement. Et on parle de crise. Non, Monsieur le président, ils ont joué, ils ont perdu, c’est la règle du jeu. Et la vie continue. (Applaudissements)

Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous n’avons pas de quoi payer. Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous ne sommes pas responsables de la dette. Nous ne pouvons pas payer la dette parce qu’au contraire les autres nous doivent ce que les plus grandes richesses ne pourront jamais payer, c’est-à-dire la dette de sang. C’est notre sang qui a été versé. (...)»

mardi 27 mars 2012

Fukushima : le réacteur 2 va mal - réagissons maintenant

J'avais vu l'info dès cette nuit (décalage horaire oblige) : les travaux de la société TEPCO en vue de connaître par endoscopie le niveau de l'eau dans le réacteur N° 2 de la centrale nucléaire Fukushima Daiichi ont révélé une hauteur d'eau ridicule de 60 cm. L'opérateur s'attendait à trois mètres, vu qu'il déverse en permanence 2,5 litres par seconde.

Cela signifie que la cuve et les différents radiers en-dessous sont percés, que l'eau se perd quelque part, et que le corium (la masse en fusion constituée par les barres de combustibles fondues, et des débris divers) s'est enfoncé loin dans le sol. C'est pourquoi la température mesurée dans le réacteur accidenté ne dépasse pas 48°C (on avait vainement expliqué que certains thermomètres étaient en panne) puisque la source de chaleur n'est plus là. 


Voici un extrait d'article qui en parle.

26/03/2012

Alerte Fukushima : le niveau d'eau dans l'unité 1F2 est ridiculement bas

Tepco vient de révéler aujourd'hui que le niveau d'eau dans ce qui reste du réacteur n°. 2 de Fukushima-Daiichi était bien inférieur à ce qui était attendu, ce qui compliquerait - d'autant - les travaux de déconstruction et rallongerait - encore - un peu plus les délais de désactivation du site accidenté.

Le niveau d'eau 6 fois plus faible que ce que Tepco espérait : pourquoi ne sommes-nous pas étonnés ?

Le niveau d'eau n'est que de 60 centimètres dans l'ex-réacteur n°. 2, au lieu des 3 m estimés initialement par l'opérateur.


La suite de cet article est ici.

A partir de ces faits, il faut envisager le pire. Il se peut que, quelque part dans le sous-sol, le corium, encore très chaud, rencontre une nappe phréatique importante. Ce choc peut provoquer une immense explosion vers le haut, avec projection de débris divers, d'eau, et bien entendu de lambeaux du corium. C'est un scénario sans doute pire que ce qui s'est passé à Tchernobyl.

Une conséquence peut survenir, en raison de l'onde de choc. La piscine commune du réacteur 4 recueille les barres usagées des 6 enceintes pendant un temps très long, avant qu'elles ne puissent être stockées, moins dangereuses, ailleurs. Cette piscine peut se démanteler, manquer d'eau, et alors peut se produire non seulement un corium, mais une vraie explosion nucléaire. Il y a là-dedans plus de mille tonnes de combustible usagé, dont bien entendu du plutonium en quantité suffisante pour déclencher une réaction en chaîne.

A mots couverts, le gouvernement le sait. La seule solution dans le cas de l'irréparable est d'évacuer définitivement  la région de ses habitants, sur un rayon d'au moins 250 Km. Cela signifie la fin de Tokyo, qui devra se vider.

Seuls les écologistes (EELV et Parti de Gauche)  pointent du doigt la menace. Car ce scénario catastrophe peut facilement (hélas) arriver en France, la championne des centrales. Il a déjà failli se produire le 28 décembre 1999, à la centrale du Blayais submergée par la fameuse grande tempête du siècle.

En France, il y a toujours 58 réacteurs en service. Au Japon, il n'y en a plus qu'un sur 54, qui sera stoppé début mai. Dès à présent, il faut penser à ce que mangeront nos petits-enfants : des radiations, comme déjà les petits Japonais ? Déjà les niveaux de radioactivité sont supérieurs à ceux d'autrefois, surtout près des centrales.  Des sources non identifiées, en Europe apparemment, balancent dans l'atmosphère des isotopes dangereux, car contrairement à ce que disent les autorités, il n'y a pas de risque zéro.

Je me souviens d'un film vu il y a longtemps, qui déjà pointait du doigt le nucléaire, il montrait des manifestations où les participants criaient "Que voulez-vous que soient plus tard nos enfants ? - Vivants !"

lundi 26 mars 2012

Israël rompt les ponts avec le Conseil des droits de l'homme

Agence Reuters,  le 26-03-2012 à 15h45

JERUSALEM (Reuters) - Israël a annoncé lundi avoir rompu tout contact avec le Conseil des Nations unies pour les droits de l'homme à la suite de sa décision la semaine dernière d'ouvrir une enquête internationale sur les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens.
Cette rupture, annoncée par le ministère des Affaires étrangères, signifie que la mission d'information que le CDH espérait envoyer sur le terrain ne sera pas autorisée à entrer en Cisjordanie ainsi qu'en Israël.

La suite de la dépêche est ici

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Une telle réaction pourrait-elle ressembler à un aveu de culpabilité ? A chacun de s'en pénétrer.






Ce litige est l'un des plus difficiles à régler, en raison du soutien inconditionnel et souvent illogique du gouvernement US à celui de Tel Aviv. Il y en a d'autres bien entendu. Ne serait-ce que dans les Balkans (Kosovo en particulier), en Côte d'Ivoire ou ailleurs (se souvenir du Rwanda).

Alors que devraient disparaître les frontières, les conflits, les gouvernements et leurs sponsors plus ou moins occultes, se perpétuent ainsi des incitations à la haine. En tout cas, celle-ci est particulièrement tenace depuis 1948 (sans compter les heurts qui avaient eu lieu auparavant). Il est vrai que les incitateurs étrangers, en particulier anglo-saxons, sont pour une grande part dans cet imbroglio (déclaration Balfour).

La France ne veut "aucun prêcheur extrémiste sur son territoire", prévient Guaino

AFP  le 25-03-2012 à 13h45

Interrogé plus précisément sur le cas de Youssef Al-Qaradaoui (BIEN YOUSSEF AL-QARADAOUI), d'origine égyptienne et prédicateur influent sur Al-Jazira, Henri Guaino a déclaré qu'il n'y avait "pas eu de défaillance des services consulaires français" et qu'aucun visa ne lui avait été attribué dans la mesure où, a-t-il expliqué il n'en avait pas besoin car il est détenteur d'un passeport diplomatique qatari.

La suite de la dépêche est ici.

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Toujours deux poids, deux mesures. Monsieur Guaino a-t-il enquêté à saint Nicolas de Chardonnet, ou dans d'autres officines du même genre ? Pas certain. C'est pourtant de là, semble-t-il,  que partent des enragés qui bastonnent des français au teint différent parfois, mais bien plus acquis aux vraies valeurs de la République.  Il y a là une criante discrimination. Entre des bandes armées bénéficiant d'une certaine bienveillance des personnages qui chapeautent les services de police, et de simples citoyens qui pratiquent parfois des coutumes différentes de celles des Auvergnats, par exemple, il ne faudrait pas se tromper de cibles. 

La France, ce n'est pas une origine commune qui la caractérise, ni une langue commune bien qu'elle existe généralement, mais des valeurs républicaines communes.  C'est cela l'essentiel. Et effectivement, ceux qui ne partagent pas ces valeurs sont invités à partir.

Alors, on observera clairement une vacance au sommet de l'État. Ainsi qu'à la tête de beaucoup de grandes industries, de banques, d'assurances....

Bouclier: les positions russe et américaine inchangées (Medvedev)

09:41 26/03/2012
SEOUL, 26 mars - RIA Novosti
La Russie et les Etats-Unis n'ont pas modifié leurs positions sur la mise en place d'un bouclier antimissile en Europe, mais il reste du temps pour se mettre d'accord, a déclaré le président Dmitri Medvedev à l'issue d'une rencontre avec son homologue américain Barack Obama.

"Nous avons constaté qu'il y a avait encore du temps et qu'il était nécessaire d'intensifier la coopération et l'examen de toutes les questions liées à la réalisation du projet de bouclier américain", a annoncé M. Medvedev, soulignant toutefois que les positions des parties étaient inchangées.

La suite de la dépêche est ici

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C'est un dossier brûlant qui continue à faire polémique. Les autorités US refusent de garantir que ce bouclier n'est pas tourné contre la Russie.  Il s'agit donc d'une menace délibérée, d'une provocation latente, mais durable.




Aussi longtemps qu'il n'y aura pas de clarification des positions, nous serons dans une situation fort proche de la Guerre Froide des années 50-60. Les médias n'en parlent guère. En cas de "problème", c'est l'Europe qui risque de faire les frais d'une provocation de trop, ou d'un incident mal maîtrisé. Est-ce bien ce que l'on veut ?

C'est pourquoi il est si important, déjà, de se désolidariser complètement du "grand frère" d'outre-Atlantique : on ne peut en retirer que de cuisantes conséquences.

Il faut sortir de l'OTAN.

samedi 24 mars 2012

Toulouse - témoignage et réactions

Le Grand Soir nous livre un témoignage poignant (j'en avais les larmes aux yeux) qui confirme mes réflexions. La première réaction  a ajouté un jour pertinent à ces mots chargés de bon sens. C'est pourquoi je ne pouvais rester sans réagir.

Tout-à-fait d’accord, et avec l’article, et avec la réaction de Ruz. Cette très douloureuse affaire révèle huit victimes, dont celui que tout le monde continuera à appeler "le meurtrier". Il est pourtant indéniable que, comme tant d’enfants de ces lieux-poubelles où les bien-pensants repoussent consciemment ou non ceux qui ont moins de chance qu’eux, ces gamins ont vécu sans repères, sans référence où s’accrocher, souvent sans père (ce qui rend la plupart du temps la mère tout simplement absente du foyer) : ce sont des victimes. Des victimes de cette sorte, il y en a beaucoup, et seuls des êtres exceptionnels réussissent à s’en sortir.
"Qu’avez-vous fait pour tant de biens ? Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus : du reste, homme assez ordinaire ! "
Beaumarchais, "Le barbier de Séville", Acte V, scène 3
Voilà la différence, elle ne date pas d’hier... Nous-mêmes, ne nous sentons pas un peu honteux, quelque part ? Pourtant, nous ne sommes pas des Héritiers, de ces êtres falots qui ne connaissent qu’un confort fastueux et pour eux évident. Mais face à tant de détresse, on se dit "Bon sang, il y a tellement pire que ma situation !!!!!!!"
C’est clair, les coupables, ce sont les fameux Un pour cent. Et par une Propaganda sournoise, continuelle, omniprésente, ils embrigadent une fraction notable de leurs victimes dans le processus d’asservissement des 99%.
Ne faut-il pas dire _ S T O P _ de la façon la plus radicalement démocratique qui soit ? Les urnes doivent parler haut et fort, soutenues par la Rue afin que rien ne soit plus pareil. Le 18 mars 2012, Jean-Luc Mélenchon a cité un article du préambule de la Constitution de l’an I qui reste valable aujourd’hui, plus que jamais.
Article 35. - Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

Des Eglises accusent la France de vouloir vider la Syrie de ses Chrétiens

Il va falloir se poser la question : serait-ce la Nakba qui recommence ?

Je répercute ici un cri d'alarme vu sur le Grand Soir


Des Eglises accusent la France de vouloir vider la Syrie de ses Chrétiens.

Al Manar

Un face à face farouche oppose en Syrie des Églises orientales chrétiennes aux ambassades occidentales, ont révélé des sources proches du patriarcat orthodoxe au site de l’opposition syrien AlHakika (La vérité).

Des Visas ouverts aux Chrétiens seulement !

Les patriarches Agnatius IV et Zakka Ier ont découvert un plan ourdi par certaines ambassades occidentales à Damas, en l’occurrence celle de France, pour vider la Syrie de ses Chrétiens.

L’affaire a été découverte par le patriarcat le mois dernier. Ainsi, des ministères des affaires étrangères français, canadiens, suédois, et allemands ont donné l’ordre à leurs représentations diplomatiques dans la capitale syrienne d’accorder à tout syrien de confession chrétienne un visa, sans exiger des garanties ou l’assurance qu’il rentrera au pays dès son expiration.

Des offres de visas

En même temps, révèle le patriarcat, ces ministères ont contacté par téléphone les ressortissants de ces églises et patriarcats syriens dans leur territoire leur demandant de mettre au point les listes de leur proches et sujet de leurs églises en Syrie, surtout ceux qui veulent la quitter, pour que les ambassades les appellent et leur accordent un visas ouvert ou de leur demander de se rendre aux ambassades pour obtenir ces visas.

Selon cette source, les demandeurs de visas devraient présenter dans leur dossier une attestation de leur église certifiant qu’ils sont bel et bien Chrétiens.

« Les églises syriennes ont vu des dizaines de ces demandes d’attestations de citoyens syriens qui se sont rendus à l’ambassade de Suède pour une demande de visas et furent surpris de voir que le consulat leur réclamaient une attestation de leur église » précise cette source.

L’enquête menée par les patriarches a révélé que ces états, et en particulier la France, veulent vider la Syrie de ses Chrétiens, et ce de concert avec les États qui parrainent les organisations islamistes terroristes en Syrie, en l’occurrence l’Arabie saoudite et le Qatar.
Ces patriarches ont alors contacté ces missions diplomatiques occidentales et les ont sommées de cesser ces actes.

Le retour du négoce d’esclaves

Selon cette source, l’altercation la plus violente a eu lieu entre le patriarche Ignatius IV Hazim qui est le patriarche d’Antioches et de tout l’Orient pour les Chrétiens orthodoxes et l’ambassadeur de France en Syrien Eric Chevalier deux jours avant son départ.

Le haut-religieux avait alors accusé les ambassades occidentales et en particulier française de ressusciter le négoce des esclaves, lorsque des commerçants transportaient comme du bétail les Africains au Continent américain pour les faire travailler dans les fermes américaines !

Selon cette source, certaines églises syriennes, en l’occurrence les catholiques sont impliquées dans ce projet, surtout en France, alors que les autres églises notamment eu Suède l’ont critiqué avec fougue et se sont dressées contre lui.

Ces églises ont même eu recours aux autorités syriennes, leur demandant de déployer leurs efforts pour empêcher le départ des Chrétiens, en refusant entre autre de leur livrer des passeports, ou de des visas de sortie pour ceux qui en ont déjà.

« Nettoyage ethnique » à Homs

Jeudi, une note de l’Église orthodoxe syrienne qui compte 60% des Chrétiens de Syrie, adressée au Vatican et rapportée par l’agence Fides a fait état d’un « nettoyage ethnique » à l’encontre des chrétiens dans la ville syrienne de Homs. Elle serait menée par la « Brigade Al-Farouk » de l’Armée syrienne libre (ASL), des éléments armés d’Al Qaeda et par différents groupes wahhabites. L’ASL compterait dans ses rangs des mercenaires provenant de Libye et d’Irak.

« Des militants islamiques armés, sont parvenus à expulser 90% des chrétiens de Homs, et par la force, ont placé leurs maisons sous séquestre » affirme cette note de l’Eglise orthodoxe.

Selon des sources du Métropolite orthodoxe, les militants se sont rendus de maison en maison obligeant les chrétiens à s’enfuir, sans leur donner le temps de prendre quoi que ce soit avec eux.

La presse étrangère ne dit pas toute la vérité

Le vicaire apostolique d’Alep, Mgr Giuseppe Nazzaro, s’exprime en ces termes : « Nous ne disposons pas de sources permettant de confirmer directement ces informations, mais on peut dire que de tels rapports commencent à faire s’écrouler le mur de silence jusqu’ici construit par la presse dans le monde entier. Dans cette situation, les mouvements islamistes et terroristes commencent à s’imposer. »

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=56159&...
URL de cet article 16186
http://www.legrandsoir.info/des-eglises-accusent-la-france-de-vouloir-vider-la-syrie-de-ses-chretiens.html

vendredi 23 mars 2012

Non prolifération nucléaire: Londres présente une nouvelle stratégie


LONDRES, 23 mars - RIA Novosti   20:44 23/03/2012
Le gouvernement britannique a publié vendredi une nouvelle stratégie de non-prolifération nucléaire, a annoncé le secrétariat des Affaires étrangères et du Commonwealth, soulignant que ce document a vu le jour à la veille du sommet sur la sécurité nucléaire qui aura lieu les 26 et 27 mars à Séoul.

Élaborée par le Conseil de sécurité nationale de la Grande-Bretagne, cette stratégie poursuit trois objectifs clés: prévenir l'accès des terroristes aux composantes et aux technologies de production d'armes de destruction massive, empêcher des pays comme la Corée du Nord et l'Iran d'obtenir des armes de combat modernes ou des armes d'extermination massive, et soutenir l'AIEA, l'ONU et d'autres organisations ou conventions internationales appelées à renforcer la sécurité dans le monde.

La stratégie existe en deux versions: l'une secrète, destinée aux personnes munies d'autorisations spéciales, l'autre publique. Cette dernière est disponible sur le site du Foreign Office.

La Grande-Bretagne sera représentée à Séoul par le vice-premier ministre Nick Clegg.

"Le terrorisme nucléaire constitue une menace réelle et sérieuse. Il y a deux ans, le président Barack Obama a organisé à Washington un sommet symbolique dont les participants ont soutenu sa proposition de bloquer pour quatre ans l'accès aux matières nucléaires. Nous avons parcouru la moitié de ce chemin, et le sommet de Séoul doit appuyer le processus engagé", a indiqué M. Clegg à la veille du forum qui réunira des dirigeants et des experts de 52 pays du monde.

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Ce sommet de Séoul soulèvera-t-il la question de l'État d'Israël, dont on sait de sources sûres qu'il dispose de l'arme nucléaire en quantité sans accepter de signer les traités de non-prolifération, sans être membre de l'AIEA, sans accepter de se plier aux inspections de celle-ci ? Cette question vaut aussi pour les frères ennemis, Inde et Pakistan. C'est pourquoi, presque à coup sûr cette réunion ne servira à rien. Comme les précédentes. Car qui dit armes, dit risque de prolifération, soit de ces armes, soit de simples déchets, ou de matières de base.

Le dragon est lâché, qui pourrait l'arrêter désormais ?  C'est d'autant plus terrible que des qualifications pointues ne sont pas nécessaires, s'il s'agit seulement de contaminer un maximum de gens : des déchets radio-actifs dispersés par des explosifs classiques peuvent faire un mal terrible. Tout le monde le sait, y compris bien entendu d'éventuels terroristes.

Quant aux armes les plus meurtrières, probablement ne seront-elles jamais employées, chaque grande puissance sachant très bien que le choc en retour l'annihilerait aussi. Il suffit de voir ce que promet de faire à la terre entière une "simple" centrale productrice d'électricité, quand elle a un hoquet. Il y a eu jusqu'à présent cinq cas graves, et un nombre déjà important de cas plus bénins : qui est en mesure de dire pour les deux derniers s'ils ont exhalé tout leur potentiel mortel ? Même Tchernobyl pourrait encore nous étonner, dans le sens très fort qu'avait ce mot au XVIIe siècle.

L'Humain s'est créé un serviteur, qui pourrait bien un jour tuer son maître. Chose grave, on ne <b>peut pas</b> revenir en arrière. Mais on peut tout arrêter, ce qui limitera les risques. Au Japon, les deux derniers réacteurs encore en service seront arrêtés en mai. Pour toujours, espérons-le.

jeudi 22 mars 2012

Assaut contre Merah : "une violation du code de procédure pénale", selon Joly


AFP,  le 22-03-2012 à 16h31

La candidate écologiste à la présidentielle Eva Joly a dénoncé jeudi le rôle du ministre de l'Intérieur Claude Guéant dans l'assaut contre le tueur Mohamed Merah à Toulouse, y voyant "une violation du code de procédure pénale".

"Qu'a fait le ministre sur place en commentant en permanence, heure par heure, ce qui se passait ? Il a créé de la confusion. Quel est son rôle ? Ce n'est pas lui qui dirige les opérations ! C'est une violation du code de procédure pénale !", a lancé l'ancienne juge d'instruction dans une interview à Radio Orient. Selon elle, "ces opérations auraient dû être dirigées par un juge, à l'extrême limite par le Parquet".

La suite de la dépêche est ici. 


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Une pareille opération, dirigée et commentée par un ministre de l'Intérieur en exercice, est au moins un très mauvais mélange des genres. Au pire, cela sent la présomption de manipulation de la part d'un très haut fonctionnaire, en période électorale qui plus est.

Les anomalies se suivent à un rythme soutenu, se bousculent parfois. Les informations données par le gouvernement ne cessent d'être démenties, comme ses prétendues incarcérations en Afghanistan, parfois "pour droit commun", selon d'autres sources "pour terrorisme". Se recommandant d'Al Qaeda, il est formellement vu par un témoin avec un tatouage sur le cou, une dégradation de l'épiderme considérée par les intégristes comme une mutilation volontaire totalement inacceptable. Connu par la DCRI depuis longtemps, il n'est pas mis hors d'état de nuire dès le premier meurtre en même temps que d'autres suspects potentiels. C'est d'une parfaite incohérence. Il réussit à jeter le trouble en s'attaquant ensuite à des enfants, alors que ce n'est que par défaut de cibles militaires qu'il change de victimes. Le brouhaha énorme causé par la religion des jeunes "sacrifiés" apporte à la confusion. L'affaire devient quasi internationale.

Le tueur ne parlera pas. Il n'y aura pas de procès, pas d'enquête au grand jour. Le candidat-président peut utiliser le précédent pour gonfler les muscles, alors que tout l'arsenal policier et judiciaire existe déjà, souvent en double ou en triple. Il lui fallait un "beau" fait bien crapuleux pour se mettre en valeur, il l'a. Seul défaut, c'est un peu tôt, dans une campagne officielle qui commence à peine. Le fil de l'indignation sera émoussé le jour du vote. Y aura-t-il d'autres faits de ce genre pour relancer "l'intérêt" ? Espérons que non.

Espérons aussi que le ministre rentrera à Paris, laissant la Justice à ses investigations dans la sérénité qui doit présider à tous ses actes. Par sa présence et ses initiatives, il n'est pas certain qu'il ait aidé à une approche saine du lourd dossier. C'est dommage.

Espérons enfin que le Crif ne commentera plus l'affaire, sachant qu'il s'agit semble-t-il d'une coïncidence où les affaires religieuses n'entraient pas en compte. En tout état de cause, cette campagne électorale si importante, et demandant beaucoup de sérénité, commence bien mal.

Le 6 mai, le peuple gagnera avec Mélenchon, mais devra aller plus loin encore

place de la Nation, 18 mars
Le 6 mai, Le Peuple va gagner. Celui qui n’existe pas, que la "classe politique" ne connaît pas, celui qui emplit les rues alors que le soleil se frotte encore les yeux, celui qui fait une queue dérisoire au Pôle Emploi, mais aussi parfois au Secours Populaire, ce Peuple qui marche, qui court, qui travaille, qui se tait mais n’en pense pas moins.

Le 6 mai, va gagner ce Peuple que j’ai vu au grand ébahissement de Jean-Luc Mélenchon lui-même emplir la Place de la Bastille, en déborder, l’escalader, l’investir. Ce peuple généreux, calme, gentil, mais en sourdine à la parole qui gronde. Des badauds, ce Peuple ? Les propos qu’il tenait auraient pu convaincre un commentateur lointain, s’il s’en était approché. Mais non, le Peuple ne mord pas, sauf les tyrans quand ils le mettent vraiment en colère.

C’était le Peuple, nous étions le Peuple, et nous le sommes toujours. Ceux qui le méprisent n’ont qu’à bien se tenir : "Çà va tanguer" aux prochaines élections, comme en 2005 où nous vîmes les "journalistes" déçus, frustrés au même titre que leurs maîtres à l’annonce des résultats, pour un référendum tellement technique en apparence.

"Tremblez, ennemis de la France,
Rois ivres de sang et d’orgueil :
Le peuple souverain s’avance,
Tyrans, descendez au cercueil."

Ne l’oublions pas, les ennemis peuvent être intérieurs, et avoir déjà investi en apparence le Pouvoir. Tôt ou tard, le Peuple reprend sa place, et je pense que cette fois, ce jour est venu qui vengera la reculade de 1983.

Pour autant, rien ne sera joué. Je l'ai dit de nombreuses fois, la position de Mélenchon face à l'Europe mérite d'être clarifiée.  Qu'il ne se fasse pas d'illusions : de même que pour sauver le socialisme il a dû quitter le parti qui s'en était éloigné, de même pour sauver l'Europe des humains il lui faudra, c'est un préalable absolu et urgent, quitter l'Europe des financiers. Article 50 du traité de Lisbonne. Et bien entendu, quitter un OTAN qui nous coûte cher en argent et en vies humaines, et qui est non le garant de la paix, mais un fauteur de guerre.

En quelque sorte, il lui faudra appliquer une partie des idées de François Asselineau, tellement interdit de médias, que nombres des élus qui lui avaient promis leur signature s'étaient récusés, le déclarant "inexistant". S'il fut ainsi ostracisé, c'est parce que c'est lui qui gênait le plus le système en place. Mais autant Asselineau avait ces options dans une optique nationaliste, autant il faut penser plus large et plus loin, et rebâtir une autre Europe, celle des citoyens responsables et libres. Celle que détestent des oligarques ayant besoin sinon d'esclaves, du moins de serfs. Cette Europe-là est désormais non pas à reconstruire, mais à construire tout simplement, en face de ces États-Unis dont les dirigeants économiques comptaient bien finir d'asservir notre petite Europe divisée.

Disons-le tout de suite : le jour où en Allemagne réussira à prendre les rênes une formation proche du front de gauche français, nous serons sur la bonne voie. Ce jour n'est peut-être pas si loin, vu la baisse de popularité de la dame de Poméranie.

Continuons. Continuons. Le Peuple va gagner, ici, et bientôt là, et renvoyer enfin dans leurs demeures inquiètes les hommes d'argent qui ont pris la relève des grands seigneurs d'autrefois. La Révolution, la vraie, c'est pour bientôt, à la fois dans les urnes et dans la rue : c'est ainsi que cela fonctionne.