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jeudi 31 octobre 2013

Qui qu'a causé d'Halloween ?




Halloween, connais pas. Juste une façon de dépenser encore de l'argent importée à grands renforts de pub des Zhu Hessas. Donc je ne sais même pas quel jour a été choisi pour ce machin transatlantique, précurseur d'une autre tromperie nommée Grand Marché.

Je sais seulement que, depuis longtemps, le jour des morts est le 2 novembre. Un jour des morts apaisé et de tendresse. Seul prétexte valable, à mon avis, pour justifier une fête chômée, avec la fête de la musique, le jour de l'an et le 14 juillet.

Pendant ce temps-là, la bacchanale du Fric, le bransle des marquis, le menuet du Bôrgeois Ignoble, la pavane pour une république de princes, tournent rond, se mélangent, ô horreur, se redécomposent, prennent des poses, sur les ossement du peuple piétiné, volé, écrabouillé. Champagne !

mardi 29 octobre 2013

Perdre la tête, ou perdre un siège ? le Front de Gauche a choisi

J'ai sursauté en lisant ce matin la lettre ouverte d'un jeune militant communiste de Gironde à Jean-Luc Mélenchon, que j'ai découverte grâce à la réaction  d'Alain Bousquet, le talentueux tenancier du blog Létang Moderne.

Je pense être assez grand pour comprendre la politique gouvernementale, qui nécessairement se répercute aux six coins du pays. Elle prolonge de façon significative, en l'aggravant, celle du quinquennat précédent que nous avions tous combattue avec ferveur. En conséquence, nous ne pouvons qu'être contre une "nouvelle donne" qui n'en est absolument pas une.


C'est pourquoi l'alliance de premier tour avec cette politique-là qu'ont réussi à faire passer deux ou trois apparatchiks parisiens dans la capitale est contre nature, et incompatible avec l'essence et le but du Front de Gauche.


C'est pourquoi une alliance de second tour, dans n'importe quelle ville,  serait tout aussi évidemment incompatible avec ce qui fait l'objet et le cœur du programme "L'Humain d'abord". L'adage "penser global, agir local" n'a pas pris une ride. C'est la politique de chaque commune qui est liée à cette exigence. Cela est d'autant plus vrai que ces communes, le plus souvent désormais, sont enchaînées bon gré, mal gré, à des communautés de communes, voire pire, à des "métropoles" qui les lient encore plus étroitement à des décisions prises à Paris, donc le plus souvent à Bruxelles.


Oui, au premier, comme au second tour, le Front de Gauche, ni d'autres composantes de la Gauche d'ailleurs, ne sauraient chercher à devenir compatibles avec les adversaires de la Gauche. Le parti solférineux n'est pas la Gauche, il n'en a probablement jamais été, selon ses actes, excepté en apparence quelques mois de 1981-1982. Qu'importe si s'acoquiner avec lui rapporterait quelques sièges municipaux, si dans le même temps la Gauche y perdait sa raison d'exister même ?


Non encarté au Front de Gauche, jusqu'à présent, en raison de positions souvent plus radicales , je le considère cependant comme le pilier de la Gauche, et le seul vrai rempart qui nous reste contre l'horreur du Moloch bruxellois, donc transatlantique. Il ne saurait être question, pour de basses questions électorales et intéressées, de l'affaiblir au nom de strapontins à prendre pour quelques têtes de listes liées par leurs engagements avec l'adversaire.

Je ne veux pas qu'un jour, l'un de mes petits-enfants me lance "Qu'as-tu fait de ton vote, papy ?". Chaque scrutin est important, dans le contexte actuel, y compris celui qui décide de l'avenir local - de moins en moins, comme je l'ai signalé plus haut.

Pas d'accords, ni de premier, ni de second tour. C'est tout simplement essentiel.

lundi 28 octobre 2013

Quand Hollande reprend le langage de Sarkozy et les faux chiffres de l'immigration (Rosaelle)

Un très grand merci à Rosaelle : voici, grâce à elle une véritable analyse des mouvements migratoires dans notre pays, bien loin de ce qu'assènent les politicaillons, lémédia, et autres moyens de pression sur la pensée populaire. Que certains se mouchent, après tant de contre-vérités (pour le moins) et de propagande fangeuse et fétide. Et qu'on ne s'y trompe pas : ce n'est pas un seul parti qui véhicule de pareilles contre-informations, mais tous ceux que l'on classe dans les "libéraux", y compris celui qui accapare actuellement la majorité.



dimanche 27 octobre 2013

Quand Hollande reprend le langage de Sarkozy et les faux chiffres de l'immigration

C'est Hern qui relaie la raclée que Philippot a pris dans l'émission SLT, confronté à un spécialiste de l'immigration, qui m'a donné envie de faire quelques recherches sur le sujet.
Les résultats sont plus qu'étonnant...

Hern résume d'abord le débat:

"1. Les immigrés "nous envahissent" ? Faux, ils sont nécessaires à notre démographie et juste en nombre suffisant. Ils étaient 267.000 en 2011 pour 200.000 Français qui quittent notre territoire chaque année.

2. Les immigrés n’ont "jamais été aussi nombreux" ? Faux, ils étaient 7% de la population en 1981, ils ne sont plus que 6% aujourd’hui.

3. Les expulsions "ont ralenti" sous François Hollande ? Faux, il y a eu 38.000 reconduites à la frontière en 2012 avec Manuel Valls et 8000 chaque année seulement sous François Mitterrand.

4. Les immigrés "servent le grand patronat" ? Faux, les immigrés économiques ne représentent que 10% de l’ensemble et ne pèsent pas sur les salaires.

5. Les "salaires baissent" à cause des immigrés ? Faux, ils augmentent de +0,27% grâce à eux.

6. La prochaine immigration sera "asiatique" ? Faux, d’une part parce que les frontières de ces pays sont fermées au Nord et au Sud, d’autre part parce que les Asiatiques n’ont pas les moyens d’immigrer.

7. La France "championne d’Europe" de l’immigration légale ? Faux, le Royaume-Uni a accueilli en 2011 550.000 immigrés, l’Allemagne 500.000, l’Italie 385.000 et la France, 267.000.

8. Les immigrés "prennent le travail des Français" ? Faux, 60.000 sont des étudiants, 90.000 sont des épouses ou des enfants qui viennent dans le cadre du regroupement familial, 20.000 sont des réfugiés humanitaires et 20.000 des réfugiés économiques.

9. Peut-on ramener le nombre des immigrés de 200.000 à 10.000 comme le prétend le FN ? Impossible, il faudrait que la France sorte de l’Europe et rompe tous les accords internationaux. Dans ce cas, la France serait tellement isolée que les Français non plus ne pourraient plus émigrer."

Mais s'il n'y avait que ça...

Sur ce billet de Médiapart, on nous apprend la chose suivante:
"En effet, tout comme il serait absurde d'évaluer la croissance démographique annuelle d'un pays en ne comptabilisant que les naissances, il ne suffit pas de raisonner en termes d'entrées pour jauger l'évolution de la population immigrée «sur notre sol». Le nombre des étrangers qui entrent en France chaque année doit être rapporté à celui des sortants –non seulement les Français qui s'expatrient, mais également les migrants qui vont s'installer dans un pays tiers ou qui rentrent dans leur pays d'origine. Ces derniers, bien que le ministre ait toujours omis de les mentionner, existent bel et bien, et ils sont nombreux. Ainsi, l'Insee estime que le solde migratoire annuel est d'environ 100.000 personnes. De Rennes, nous voilà passés à Nancy."

"Hervé Le Bras, directeur de recherches à l'Ined, considère toutefois que l'estimation de l'Insee n'est guère fiable, dans la mesure où, en France, «on n'a aucun moyen de calculer les sorties». Tandis que le volume des entrées légales est d'ordinaire mesuré par le nombre des titres de séjour délivrés au cours de l'année, celui des départs ne fait l'objet d'aucune enquête officielle."

"Dans le cadre de ses recherches, en utilisant les informations fournies par les recensements, Hervé Le Bras a pu calculer que cinq ans après la délivrance de leur premier titre de séjour, seuls 60% des immigrés sont encore présents sur le territoire français. Mais également que l'immigration nette en France serait de l'ordre de 52.000 personnes par an, si ce n'est beaucoup moins, comme il l'explique dans une tribune publiée en 2008 et intitulée En France, le solde migratoire est en réalité quasiment nul. De Nancy, nous descendons donc à Fréjus, voire à Palavas-les-Flots."

"Les chercheurs s'accordent à dire qu'au fil des décennies, le mode de migration aurait tendance à changer: bien souvent définitive auparavant, l'immigration devient de plus en plus circulatoire. La qualification croissante des migrants y est pour beaucoup. En France, par exemple, la part des immigrés diplômés de l'enseignement supérieur est passée, entre 1990 et 2007, de 12% à 25%, selon les chiffres de l'Insee. Elle a ainsi rejoint celle des natifs (29% en 2007). Ces migrants, à la recherche d'opportunités professionnelles, bougent plus facilement de pays en pays, s'établissant là où leurs compétences sont le mieux appréciées.
Seulement, cette tendance naturelle à une plus grande circulation migratoire est mise à mal par les politiques migratoires mises en place dans les pays de destination."

Donc nous avons là une immigration "légale" ou comptabilisée par l'état qui se réduit en fait en peau de chagrin dès qu'on étudie les chiffres et les faits, effectivement, et en plus une immigration qui devient de plus en plus qualitative, qui bosse donc, et durement, ce qui fait qu'elle ne vit pas sur le cul de la société mais plutôt aide à la nourrir!

De plus, voici ce que nous disent les Debunkers:
"D'évidence, c'est une confusion-bidonnage  d'un autre chiffre : l'estimation habituelle des quelques  180 000 ou 200 000 étrangers qui arrivent légalement en France chaque année, (sous quel que gouvernement que ce soit)  les uns  avec un visa de long séjour, les autres avec  un titre de séjour, les autres venant tout simplement d'un des pays de l'Union Européenne. 
 
Et bien sûr, puisqu'ils sont en situation régulière, il n'y aucune "régularisation" qui tienne.
De plus, il n'y a pas 200 000 immigrés  supplémentaires par an en  France : chaque année, les immigrés sont  nombreux à quitter notre pays.

L'INSEE a calculé le solde migratoire, (çàd. la différence entre le nombre d'entrées et le nombre de départ d'immigrés )  et le taux de migration ( le rapport entre ce solde migratoire et la population totale).

En 2000, le solde migratoire était de + 72 000 immigrés (soit 1,19% de la population totale de la France). Il a atteint un maximum en 2006 avec un solde de + 112 000 ( 1,77 % de la population totale). En 2012, le solde migratoire à continuer à baisser pour atteindre le chiffre de + 54 000 ( 0,83 % de la population totale) ."

Ben, ça fait pas beaucoup d'immigrés hors Europe, en fait, ça...
Tout ce tintamarre, ces relents qui puent, de l’UMP au FN pour que dalle, en fait...

Sur cet article, on apprend ceci:

"Le raccourci est trop rapide, puisque Marine Le Pen néglige que le solde migratoire est en fait bien inférieur. On estime qu'environ la moitié des entrants partent à plus ou moins long terme, dont les saisonniers et une grande majorité d' étudiants étrangers."

"Comptabiliser enfin comme clandestins les 40 000 demandeurs d'asile n' est pas non plus très rigoureux. Même si l'on sait que les déboutés du droit d'asile sont une composante importante des étrangers en situation illégale, les demandeurs en attente de réponse ne sont pas, par définition, dans l'illégalité. Même s'il ne figurent pas non plus dans les 200 000 entrées régulières. "

Tiens, sur les clandestins, c'est le grand flou, aussi, alors...
Les sans-papiers seraient estimés entre 60 000 et 400000 par an, autant dire qu'on n'en sait rien du tout!
La plupart se terrent, ont peur, c'est la raison pour laquelle on n'arrive pas à les compter, autant dire qu'ils ne coutent rien à la société car ils ont trop peur de se faire dénoncer à l'hôpital ou ailleurs.

Voyons ce que dit cet article venant d'un organisme scientifique sur le web:

"Les demandeurs d’asile sont classés dans l’immigration à caractère temporaire tandis que les étrangers ayant vu leur demande aboutir favorablement sont classés dans l’immigration à caractère permanent. Au contraire, les « déboutés du droit d'asile » quant à eux rejoignent la catégorie des immigrants dits « irréguliers »"

Sur le droit d'asile (qui n'a rien à voir avec les clandestins ou les sans-papiers, les immigrés économiques):

"Entre les années 1970 et les années 2000, le taux d’admission est passé de plus de 90% à moins de 20%. Entre 1996 et 2003, le nombre annuel de nouveaux demandeurs d’asile est passé de moins de 20 000 à plus de 50 00027. C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre les nouvelles orientations réelles de la politique d’asile, en particulier depuis 2002. "

On voit bien que c'est pas la joie de ce côté-ci, d'ailleurs, notre pays devient de moins en moins attractif. La France, pays des droits de l'homme?

"Arguant d’un manque de moyens, la politique choisie consistait par exemple à décourager le demandeur – privé depuis 1991 du droit au travail – en lui coupant les vivres (arrêt du versement de l’allocation du demandeur d’asile au bout de 12 mois) ou bien en créant trop peu de places en centres d’accueil (CADA) afin d’héberger et d’assurer un suivi juridique de tous les demandeurs d’asile."

Et on retrouve la stratégie que Valls continue, décourager l'asile en accélérant les procédures et en éliminant les voies de recours:

"La troisième orientation a été plus particulièrement mise en œuvre à partir de 2003. Il s’agissait de réduire le stock de demandeurs en raccourcissant les délais de traitement des dossiers. Des objectifs de productivité ont été donnés aux agents de l’OFPRA tandis que l’embauche rapide de personnels mal formés aurait facilité un traitement expéditif et superficiel des demandes selon certains témoignages."

C'est exactement la voie dans laquelle s'engage Valls encore plus...

Et c'est là que j'ai vu que Nicolas Sarkozy est l'inventeur de la formule que Hollande a repris récemment:

Fermeté et Humanité!

"On assiste alors à une diffusion, au sein de l’échiquier politique, d’un discours qui aura pour principale conséquence d’inscrire de plus en plus la politique d’immigration dans un traitement « au cas par cas », entre « fermeté et humanité » selon la formule consacrée par Nicolas Sarkozy lorsqu’il est devenu ministre de l’Intérieur en 2002. "

"Selon bien des analyses, de véritables « lois de l’inhospitalité »23 ont été mises en place afin de favoriser la sécrétion puis l’institutionnalisation récente, par Nicolas Sarkozy, d’une véritable politique d’« immigration choisie ». "

Sincèrement, cela devient de plus en plus difficile de défendre un gouvernement, quand ses opposants disent qu'il continue la politique du précédent, et que la confusion des genres, des bords, devient franchement louche...et que les valeurs humanistes, et bien, où est le fond de gauche qui défend les droits de l'homme dans tout ça?

Car, qu'en est-il des sans-papiers, voulant être régularisés, dont des conjoints de Français, dont certains ont donc des enfants français?
Là aussi, c'est ubuesque:

"Depuis la loi Sarkozy de 2006, un conjoint sans-papiers de Français a droit à une régularisation sur place s’il est entré régulièrement en France mais muni d’un visa de plus de trois mois. L’entrée régulière sur le territoire ne suffit donc plus puisque le type de visa est opposable. Par ailleurs, les délais nécessaires avant d’entrer dans les catégories ne pouvant faire l’objet d’une reconduite ont été portés à 3 ans."

"les critères d’attribution sont tels que les situations réelles des personnes étrangères, lorsqu’elles proviennent de certaines régions du monde, riment avec régularisation quasi inaccessible."

Voui, voui, voui...
On continue, dans le meilleur des Mondes:

"Des étrangers entrés clandestinement34 ou non sur le territoire français et n’ayant jamais fait de demande de titre de séjour par peur d’être repérés35 et/ou par méconnaissance de leurs droits. "

"Comme on peut le voir en première approche (synchronique), les notions de régularité et d’irrégularité du séjour sont parfois flexibles et mal définies. Associer « sans-papiers » et « irrégularité du séjour » apparaît très réducteur, voire contestable sur un plan scientifique."

De plus, l'étranger ayant un titre de séjour est soumis au bon vouloir de la préfecture, un précaire de droits en somme:

"Aucun étranger n’est aujourd’hui pleinement à l’abri d’un feedback dans son accès aux papiers. Les retraits de titres de séjour et les non renouvellements de ces titres constituent une réalité méconnue : la pérennité d’une régularisation est devenue conditionnelle. "


Et le pire est que, selon Hern, environ 200 000 Français quitteraient la France tous les ans, ce qui est à relativiser selon les retours mais aussi à majorer car tous les émigrants ne passent pas nécessairement par l'enregistrement au Consulat:

Voici ce que dit cet article, libéral, c'est vrai mais qui aborde de vrais problèmes: une fuite des cerveaux, des forces vives et aussi des fortunes. Faut dire que si Marine Le Pen passait un jour, on verrait ce que c'est vraiment une immigration massive mais passons, voyons ce que ça dit:

"Chaque année, 233.000 Français quittent définitivement ou pour une longue période la France et 168.000 y reviennent, soit un solde migratoire négatif de 65.000 personnes.
Les raisons sont multiples : émigrations de main d’oeuvre, de compétence, entrepreneuriale, étudiante, fiscale, retraitée… Cette émigration a un coût pour l’État donc pour les contribuables.

Si les 2,390 millions de Français expatriés décidaient par un coût de baguette magique de revenir, ce seraient 233 Mds d’euros qui viendraient abonder les caisses de l’État, une manne providentielle en période de crise. Jean-Paul Gourévitch évalue les dépenses consenties par l’État pour l’éducation de ces émigrés, les manques à gagner fiscaux et sociaux et la perte de recettes entraînée par ces départs à un montant annuel de 11,117 Mds d’euros."

Effectivement, notre pays est un paradis qui fait fuir ses propres nationaux!

"Le nombre d’entrepreneurs, qui partent ou songent à partir à l’étranger, n’a jamais été aussi élevé depuis la révocation de l’Edit de Nantes. Il n’existe pas de statistiques claires et précises pour connaître le nombre d’entrepreneurs qui partent. Depuis plusieurs années, les chiffres étaient constants : entre 800 et 1000 entrepreneurs par an quittaient notre territoire. Au travers des études empiriques dans les cabinets d’avocat et au travers des informations de l’IREF, en 2012, on estime à 5 le coefficient multiplicateur, soit environ 5000 entrepreneurs.

Le profil est différent cette année. Jusqu’à présent, c’étaient les entrepreneurs qui vendaient leur entreprise et qui partaient. Désormais, ce sont les jeunes qui partent. Pas ceux qui ont réussi mais qui ont confiance en eux et qui ne veulent pas réussir en France. Des stagiaires, des dizaines de milliers de jeunes partent à l’étranger et ne reviennent pas.

Ce n’est plus forcément vers la même destination. On part, pour entreprendre, en Angleterre, en Asie, aux Etats-Unis, au Brésil et plus forcément en Belgique ou en Suisse."

Donc, en fait, si on voit tout ceci de manière neutre, l' immigration légale ou illégale est insuffisante pour combler l'hémorragie des forces vives de la France!

Et c'est pas autrement: quand on rétablit les vrais chiffres de l'immigration, on est obligé logiquement d'établir cette conclusion, juste en parlant de réalité économique, démographique et financière, car en plus, on est tellement con qu'on décourage les étudiants étrangers de venir, et ceux qui viennent, on les forme afin qu'ils enrichissent leur pays, et pas le nôtre! 

Ben oui, un étudiant, après ses études, ça devient un immigré qui pue et qui vient nous bouffer nos allocs, selon les discours nauséabonds!

Billet que je vous demande de diffuser largement, car les conneries du FN et autres, je crois que ça suffit: Le FN, Copé vous ment! Valls va dans le mur et surtout, mène la France dans le mur, si cette politique continue!

CQFD.


dimanche 27 octobre 2013

"Brigadier, répondit Pandore, brigadier, on n'a plus d'pognon !"

Voilà donc un vrai paradoxe. Une dépêche AFP souligne les difficultés de budget de la gendarmerie française. (extrait)


PARIS (Non défini) (AFP) - Report probable du paiement des loyers pour leur logements, moins de carburant pour des véhicules de plus en plus vétustes: les 100.000 gendarmes peinent à boucler leur budget 2013 de fonctionnement et d'équipement.


On se souviendra pourtant de la débauche de moyens, l'an dernier à la même époque,  qui a permis aux gendarmes, sur ordres, de s'attaquer avec vigueur aux défenseurs de Notre Dame des Landes. Déplacements depuis toute la France, rotations d'hélicoptères, hôtels "pris d'assaut", pléthore de munitions en tous genres, rien n'avait arrêté le ministre de l'Intérieur de l'époque (tiens, c'est toujours le même) pour amener force compagnies de GM en rotation d'effectifs, au point d'en dégarnir d'autres régions avec des risques en cas de coups durs comme des phénomènes atmosphériques. Qui a payé ?

La gendarmerie, et son statut "armée", était la bête noire de l'ancien président de la république.  Maintenant, on ne sait plus. Seules nouvelles : récemment encore le site PCInpact soulignait les efforts des gendarmes en direction des logiciels libres, au point de développer des améliorations de Thunderbird qui ont été reprises par la communauté du Libre. Dans l'opération, la gendarmerie aurait fait 40% d'économies.

La maréchaussée reste-t-elle donc le parent pauvre des effectifs "à tout faire" de l'Intérieur ? On pourrait le penser.



L'été commence-t-il à l'heure ?

Heureux veinards ! Vous venez d'avancer pendules, montres et autres fours programmables. Vous avez rajeuni d'une heure, par la grâce d'un accord européen bizarre.

Le 26 mars 1976 fut donc la première fois où notre pays passa bon gré mal gré, à une supposée "heure d'été" censée apporter des économies d'énergie. Allégation de la plus haute fantaisie. C'est au point que nombres de détracteurs continuent à récuser cette "amélioration".

Les raisons de la colère ne manquent pas. Les bébés, les animaux de la ferme ne supportent que très difficilement une telle entrave à leur rythme biologique, même les adultes en subissent le contrecoup. Pendant au moins une semaine, les corps ont du mal à démarrer plus tôt brutalement. Que de fatigues inutiles !

Pour les officiels, cette mesure serait décidée pour optimiser la consommation électrique. Ils oublient, ces pauvres gens, qui commencent tard leurs tâches quotidiennes, qu'il y en a, de bien plus nombreux, qui se lèvent bien plus tôt qu'eux, et doivent allumer des lumières le matin pour se préparer à aller affronter leur journée de labeur. On perd à un bout ce qu'on gagne à l'autre. N'est-ce pas profondément ridicule?

Pour ma part, pendant des années mon réveil a sonné à quatre heures.  Je laisse imaginer si à cette heure-là, surtout avec le retard de la pendule, l'allumage des feux n'est pas nécessaire. En revanche, quand je me couchais le soleil brillait encore, ce qui n'était certainement pas bon pour le sommeil. Des technocrates obtus y ont-ils pensé une seconde ?

Alors, de deux choses l'une : ou cette décision a été prise en dépit du bon sens, ou elle avait un autre but qui n'a jamais été révélé. Dans les deux cas, ce n'est pas une bonne politique. Bien entendu, les objections qui ont fleuri, et qui continuent à se faire jour chaque année, n'ont jamais eu de véritable réponse circonstanciée et explicite. Bien entendu aussi, la mesure n'a jamais été rapportée, sous le prétexte que maintenant tous les pays d'Europe continentale s'y sont mis (ce qui n'était pas le cas au départ). L'objection a vraiment bon dos !

N'oublions pas, aussi un facteur qui a son importance.  Si, à Strasbourg ou Nice, ce décalage solaire peut se concevoir plus facilement, à Brest et dans l'ouest en général c'est l'heure de Greenwich qui serait plus sensée.  Hier samedi, le soleil se levait effectivement vers 9 heures, selon la norme officielle. Où est la cohérence ?

Messieurs les Grands qui prenez pour quantité négligeable ceux qui assurent "en tâche de fond" les éléments de votre bien-être, essayer de penser davantage à eux à l'avenir. L'horaire d'été est un facteur terriblement déroutant, déprimant et contre-productif. Pensez à l'abolir.

jeudi 24 octobre 2013

Lettre d'infos BDS France - octobre 2013

Aujourd'hui j'ai trouvé ce site, et je m'empresse de répercuter ses informations ici.


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Lettre d'infos BDS France - octobre 2013

Cliquez ici pour visualiser la Lettre en ligne
Bandeau_en-tete_newsletter_BDS_Franceoctobre 2013
puce L'Europe complice
L'Europe est un terrain symbolique de la campagne BDS, Israël étant un partenaire privilégié de diverses institutions du continent, et participant en outre à de gros programmes européens. Israël est même directement membre de grandes organisations symboliques européennes, telles l'UEFA ou l'Eurovision. Privilèges économiques, culturels, géopolitiques, universitaires, sportifs... au-delà des frontières, la revendication européenne de l'Etat israélien ne semble n'avoir qu'une seule limite : celle de la Charte des droits fondamentaux de l'Europe ! 
puce  Les succès de la Campagne
puceMobilisation procès puce Ça bouge !
  • Ecrivez à vos députés européens pour leur demander de soutenir les nouvelles règles sur la participation d'Israël aux programmes européens : quelques clics suffisent !
  • 51 eurodéputés ont déjà interpellé directement Catherine Ashton, Haut représentant à l'UE à appliquer les lignes directrices écartant les colonies israéliennes
  • La campagne de boycott sportif "Carton rouge pour Israël" continue en interpellant la FFF (Féd. Française de Football) sur la rencontre de l'équipe israélienne dans le cadre des qualifications du Championnat d'Europe des moins de 17 ans de l'UEFA.
  • Une action originale et sympathique de sensibilisation et de banalisation du BDS auprès du public de Strasbourg, à vélo !
puce  Boîte à outils
puce  En images
videoparodie
puce  Du fond
  • L'Israfrique, c'est le nom donné à la politique israélienne vis-à-vis de l'Afrique qui, en dehors de contrats discrets de ventes d'armes et de matériel d'espionnage passés avec de nombreux gouvernements africains, passe aussi par l’invitation, depuis peu, d’artistes africains en Israël. Heureusement, certains d'entre eux ont rejoint la campagne BDS, tels que les Maliens Oumou Sangaré et Salif Keita, l’Egyptienne Natacha Atlas ou les Sud-africains Ladysmith Black Mambazo, Andy Kasrils ou Ewok.
puce  Les pendules à l'heure
  • Certains disent : « La cause du peuple palestinien est juste, mais ce qui se passe aujourd'hui dans d'autres pays arabes, surtout en Syrie, ainsi qu'en Egypte, est bien pire. »
  • Nous répondons : « La libération du peuple palestinien reste un enjeu crucial pour tout le Proche et Moyen-Orient et pour la paix dans le monde. Dans l'enchaînement des situations dramatiques dans les pays arabes, la politique d'Israël et de ses alliés a souvent été une origine ou un prétexte majeurs. La cause palestinienne concentre depuis longtemps des enjeux internationaux phares, tant en ce qui concerne la conception du droit international, des droits des peuples à vivre libres, qu'en ce qui concerne la conception du "vivre ensemble" dans l'égalité et la justice. »
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lundi 21 octobre 2013

Le vote des adhérents du PCF : P Laurent n'a-t-il pas perdu ?

Voilà. Sur la France entière les adhérents PCF des grandes villes ont entériné à 80, 90%,  voire plus,  l'autonomie vis-à-vis du PS. Ne manque que Lyon. A Paris, toutes les sections sauf deux ont donné la même majorité, parfois largement. Seules celle du premier secrétaire fédéral et celle du secrétaire national (tiens !) ont eu un comportement inverse, et ont réussi à inverser la tendance de justesse.

Désormais, sur ce tout petit écueil, il va falloir réagir tout de suite. Tout petit écueil ? Comme le disait quelqu'un tout-à-l'heure sur FB, sur Paris il n'y a que 170 de voix de plus pour la fusion malodorante : donc , il n'a manqué que la moitié de ces 170 voix plus une, soit 86 voix. 86 voix qui sont un coup de poignard, mais qui ne sont rien à l'échelle d'un pays. 86 voix dont ne sait pas combien d'entre elles résultent de pressions qui ont incité des pro-autonomie plus timides à rester chez eux. Pierre Laurent pavoise, il a tort à mon avis. J'espère que les militants de toute la France demanderont des comptes, car ce n'est pas clair.

Il est désastreux que Jean-Luc Mélenchon n'ait pas osé rappeler tout cela,  comme si Laurent était toujours au FdG alors qu'il en a claqué la porte tout en lui faisant un appel du pied pour le second tour. En fait, vu les résultats des grandes autres ville françaises, Laurent a complètement raté son pronunciamiento.  Ses troupes l'ont lâché dans sa tentative de détournement du FdG de son but. N'est-ce pas lui qui est désespérément isolé à présent ?

Bien entendu, l'évidence reste : au second comme au premier tour pas une voix ne devra aller à une alliance comportant le PS, en chef de file ou en soutien : excepté si des candidats jusque-là encartés au PS affichent clairement leur détermination de ne plus suivre la voie du néolibéralisme mortifère et destructeur, celle que la politique de la tête de l'État encourage de façon très claire depuis son "intronisation". Si Pierre Laurent et quelques rares autres veulent y emboiter le pas, c'est leur affaire, mais qu'ils se sachent isolés, et simples suppléants des visées élyséennes.

Pierre Laurent est heureux, mais à mon avis il plastronne pour rien. Il a perdu son pari de destruction du Front de Gauche. Il suffira à une grande majorité de militants du PCF de renouveler le choix qu'ils viennent de faire en choisissant l'autonomie : quitte à ce que le PCF lui-même subisse une cassure, et que des jusqu'auboutistes pro-alliance contre nature se retrouvent seuls. Rappelons qu'à la tête du parti aussi, c'est l'autonomie qui avait prévalu, à 6 voix contre 5.

Rien n'est perdu pour le Front de Gauche, au contraire probablement, il sera plus "propre" devant les électeurs, et pourra réitérer son programme sans se retourner.

dimanche 20 octobre 2013

PCF : bourrasque à Paris, tonnerre hexagonal

Après ceux des autres villes de 20 000 habitants, les militants du PCF parisiens ont donc voté à leur tour sur le ralliement local à la liste de Solférino.

Tous les résultats au 6 coins de la France donnaient une très large préférence, 80%, 90% ou plus encore pour l'autonomie. Il semble bien que les militants avaient compris les enjeux et ont pu exprimer leur choix avec sérénité.

A Paris, là où Pierre Laurent est sénateur, en revanche le résultat n'était pas acquis d'avance. La raison ? Il n'était un secret pour personne que des pressions s'exerçaient dans les sections pour inciter à voter blanc ou ne pas voter.

Les résultats sont donc tombés. Lourdement. 57% des suffrages exprimés ont donc penché vers l'union avec la liste d'une personne qui aurait sur le sociétal des idées peu amènes si l'on en croit des paroles récentes. 57% de quoi ?  Moins de 1200 voix en tout. Si quelqu'un sait combien d'adhérents au PCF habitent Paris....

Désormais, se dessine donc un clivage Paris-province. Une fois de plus, dira-t-on. Ce couac ne va-t-il pas déstabiliser ceux qui s'étaient déjà prononcés ? Paris a une telle importance psychologique... En tout cas, la rupture est clairement prononcée entre deux options carrément opposées.

Maintenant, le Front de Gauche va donc se "réinitialiser" nécessairement, avec des communistes qui tiendront à lui rester fidèles, et d'autres qui retourneront dans le giron du colonel Fabien associé à Solférino, et à une tête de l'État très critiquée. Peut-être sera-ce ainsi sa chance, les composantes vont largement se rééquilibrer maintenant. Jusqu'à présent, le poids du PCF rendait difficiles certaines options. Sans doute le programme "L'Humain d'abord" pourra-t-il s'amender dans un sens plus incisif, sans doute pourra-t-il davantage se dégager et s'affirmer comme la seule alternative au néolibéralisme des autres formations, affiché le plus souvent, ou enrobé dans des considérations de rejet xénophobe.

Allons-y, faisons éclater le tonnerre d'une Nouvelle Donne prometteuse, face aux nombreuses listes proches de la soumission à un Bruxelles qui n'aime pas nos 36000 communes. Trop frondeuses, trop difficilement manipulables. D'où ces "métropoles", ces "communautés de communes" imposées aux forceps dans une démarche parfaitement antidémocratique. 

Oui, il s'agit bien d'une nouvelle donne, ayant pour but d'opposer à ces diktats venus de loin un front uni du Peuple lui-même. L'enjeu est immense, le combat s'annonce difficile face aux suppôts du Capital soucieux de nous réduire toujours plus en esclavage. Difficile, mais combien gratifiant. Il s'agit tout simplement de défendre "nos fils, nos compagnes", de défendre cette liberté de ton qui déplaît tant  à "Cette Europe".

Nous ne parlons même pas du 55 rue du Faubourg, dont on voit bien qu'il a "apporté les clef de la Ville" à Bruxelles, volontairement à genoux. Il a renié volontairement l'espoir que la majorité de nos compatriotes avait soulevé, en se prononçant au second tour contre l'ancien président.

vendredi 18 octobre 2013

Comment Pierre Mendés France aurait-il pu dire que le meilleur moyen de sortir de l’euro eût été de ne pas y rentrer ! (Environnement géopolitique)

Les horreurs de la "construction européenne" continuent à occuper une place de choix en économie, bien que peu de simples citoyens y prennent garde. Un article sur le blog "Environnement géopolitique" nous explique tout, y compris comment plusieurs personnalités de premier plan, au fil des années, ont tiré en vain la sonnette d'alarme. Merci au Grand Soir d'avoir donné ce lien particulièrement intéressant. A la veille des élections européennes de mai prochain, il n'est pas inutile de rappeler que certains, dès le départ, avaient tout compris. C'est pourquoi récuser cette pseudo-Europe, simple plate-forme commerciale et financière se moquant des citoyens, est plus que jamais à l'ordre du jour. 

Il est seulement dommage que même le Front de Gauche, dans son programme "L'humain d'abord", ne fasse pas un préalable de cette sortie du système alors qu'elle est la clef de voûte d'un rétablissement de la situation. Au prix, il ne faut pas se leurrer, d'une "traversée du désert" inévitable, à affronter en commun et en se serrant les coudes. On ne guérit pas en un tour de passe-passe d'une grave maladie. En revanche, si nos concitoyens font ce choix, il n'est pas douteux qu'assez vite ceux d'autres pays récusent leur équipe dirigeante et optent pour une solution similaire, qui nous confortera mutuellement. Car alors, au lieu d'être dispersés devant le cartel des banksters, nous serons un front uni, pas nationaliste, mais citoyen et responsable.
bab



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Comment Pierre Mendés France aurait-il pu dire que le meilleur moyen de sortir de l’euro eût été de ne pas y rentrer !

Comment Pierre Mendés France aurait-il pu dire que le meilleur moyen de sortir de l’euro eût été de ne pas y rentrer !

Nombre de politiques à gauche et même à droite s’accordent à reconnaitre en Pierre Mendés France la stature d’un très grand personnage politique. Beaucoup ont oublié cependant que-tout comme le Général de Gaulle-il fut très critique sur le modèle de la construction européenne.

A l’heure où le débat sur l’Europe, sur la Crise, sur la Finance, sur l’immigration et les Roms est presque systématiquement associé dans les médias aux thèses du FN ou des « extrémistes populistes » de gauche, il est bon de rappeler que ces deux grandes figures de notre Histoire, De Gaulle et Mendés, ont émis de sérieuses réserves sur la Construction Européenne. Le Peuple, lui-même, les a suivis dans son refus du TCE en 2005.

Lors du débat sur le Traité de Rome à l’Assemblée Nationale en 1957, Pierre Mendès France a prononcé un discours véritablement prophétique dénonçant les dangers structurels d’une construction européenne mal conçue ; fondée sur la concurrence entre Etats et ignorant les nécessaires convergences sociales, fiscales, économiques, cette construction ne peut, selon Mendés, que déboucher sur un certain nombre de conséquences nuisibles qu’il énonce point par point.

On peut trouver le texte intégral de ce discours sur le Journal officiel de la République française. 19 janvier 1957, n° 3, p. 159-166 ; les parties essentielles figurent sur ce site.

Je ne vais citer ici que l’une des dernières phrases du texte ainsi que les divers titres des paragraphes structurant ce discours :
" L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit le recours à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit la délégation de ces pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement « une politique », au sens le plus large du mot, nationale et internationale. "

LE MODÈLE SOCIAL MENACÉ DE DISPARITION

LA POLITIQUE FISCALE SOUS PRESSION

DESINDUSTRIALISATION ET CHÔMAGE

LIBÉRALISATION FINANCIÈRE ET CAPITAUX SANS FRONTIÈRES

IMMIGRATION ET CHÔMAGE

LE POUVOIR D’ACHAT

DÉFICITS, MONNAIE ET INDÉPENDANCE NATIONALE

Le Tableau ainsi décrit est saisissant de réalisme, d’autant plus qu’il a été rédigé en 1957, au début des Trente Glorieuses, lors d’une période que les économistes météorologistes qualifient d’embellie (à défaut de vouloir en expliquer les causes) et que seule, la profonde compréhension par Mendés des mécanismes politiques et économiques, lui a permis d’anticiper ainsi toutes les dérives de la Construction Européenne et plus généralement de l’ouverture dérégulée du Marché.

D’autres après lui ont fait des analyses semblables tels Maurice Allais, le prix Nobel d’économie, dès le milieu des années 70 mais ils n’ont pas été suivis. Le débat sur le Traité de Maastricht permit également à Philippe Seguin de réitérer les propos de Mendès France dans son discours pour la France à l’Assemblée Nationale

« Voilà trente-cinq ans que toute une oligarchie d'experts, de juges, de fonctionnaires, de gouvernants prend, au nom des peuples, sans en avoir reçu mandat des décisions dont une formidable conspiration du silence dissimule les enjeux et minimise les conséquences…
je reconnais bien volontiers que le conformisme ambiant, pour ne pas dire le véritable terrorisme intellectuel qui règne aujourd'hui, disqualifie par avance quiconque n'adhère pas à la nouvelle croyance, et l'expose littéralement à l'invective. Qui veut se démarquer du culte fédéral est aussitôt tenu par les faiseurs d'opinion (...) au mieux pour un contempteur de la modernité, un nostalgique ou un primaire, au pire pour un nationaliste forcené tout prêt à renvoyer l'Europe aux vieux démons qui ont si souvent fait son malheur…

Dès lors, le processus de l'union économique et monétaire mérite trois commentaires.

En premier lieu, il renouvelle le choix d'une politique qu'on pourrait qualifier de « monétarienne », qui est syno­nyme de taux d'intérêt réels élevés, donc de frein à l'investissement et à l'emploi et d'austérité salariale. Notons à ce propos l'hypocrisie fatale qui consiste à parler de « franc fort » lorsque le refus de la dévaluation se paie du blocage de l'investissement et de l'explosion du chômage. C'est très exactement la réédition de la «politique du bloc-or » qui a conduit l'industrie française à la crise au cours des années trente. Bonjour la modernité!

Maastricht, c'est ensuite la suppression de toute politique alternative, puisque la création d'un système européen de banque centrale, indépendant des gouvernements mais sous influence du mark, revient en quelque sorte à donner une valeur constitutionnelle à cette politique de change et à ses conséquences monétaires.

Quant à ceux qui voudraient croire qu'une politique budgétaire autonome demeurerait possible, je les renvoie au texte du traité, qui prévoit le respect de normes budgétaires tellement contraignantes qu'elles imposeront à un gouvernement confronté à une récession d'augmenter les taux d'imposition pour compenser la baisse des recettes fiscales et maintenir à tout prix le déficit budgétaire à moins de 3 p. 100 du PIB.

Enfin, et je souhaite insister sur ce point, la normalisation de la politique économique française implique à très court terme la révision à la baisse de notre système de protection sociale, qui va rapidement se révéler un obstacle rédhibitoire, tant pour l'harmonisation que pour la fameuse « conver­gence » des économies. »

La critique de Philippe Seguin est encore plus radicale puisqu’il juge inconstitutionnelle la décision de faire adopter le projet de loi constitutionnelle nécessaire à la ratification du Traité par l’Assemblée et non par un référendum populaire :
« C'est en tout cas avec gravité que je viens inviter cette assemblée à opposer l'exception d'irrecevabilité au projet de loi constitutionnelle que le Gouvernement nous présente comme préalable à la ratification des accords de Maastricht négociés le 10 décembre 1991 par les chefs d'État et de gouvernement des pays membres des communautés européennes et signés le 7 février dernier.
Mon irrecevabilité se fonde sur le fait que le projet de loi viole, de façon flagrante, le principe en vertu duquel la souveraineté nationale est inaliénable et imprescriptible, ainsi que le principe de la séparation des pouvoirs, en dehors duquel une société doit être considérée comme dépourvue de Constitution . » ( Le Traité lui-même a bien été ratifié par référendum avec 51,05% des voix).

On n’a pas entendu Philippe Seguin en 2005 lors du débat sur le TCE mais on peut penser que son discours pour la France a du lui chatouiller la mémoire.

Nombre d’économistes s’interrogent aujourd’hui sur la politique de l’UE et la pertinence de l’euro tels le groupe des Economistes Atterrés ou le prix Nobel d’économie Paul Krugman.

Ce dernier, dans ses chroniques à la radio et télévision belge RTBF, compare en effet les situations de l’Indonésie en 1998 et de la Grèce en 2008 :
« Comparons maintenant avec les résultats de la Grèce, où sa production a chuté de plus de 20% depuis 2007 et est toujours en chute libre. Personne ne sait quand la relance va se produire et je suis d’avis que peu d’observateurs s’attendent à voir l’économie grecque revenir à des niveaux d’avant crise durant cette décennie…

Pourquoi les choses sont-elles si terribles cette fois-ci ? L’une des réponses, c’est que l’Indonésie avait sa propre monnaie et que la chute de la rupiah fut finalement une très bonne chose. Pendant ce temps, la Grèce est piégée par l’euro. Cependant, l’on peut ajouter que les dirigeants politiques étaient plus souples dans les années 90 qu’ils ne le sont aujourd’hui. Le Fonds Monétaire International demanda au départ de dures politiques d’austérité en Asie, mais fit rapidement machine arrière. Cette fois-ci, les exigences placées sur la Grèce et d’autres pays endettés ont été dures et sans relâche, et plus l’austérité échoue, et plus l’on exige que du sang soit versé. ».

On ne peut ignorer un tel avis sans d’abord prendre le temps d’en débattre.
Tous ces débats sur la construction Européenne, sur le rôle de la BCE, de l’euro, de la mondialisation dérégulée, ne peuvent plus être ostracisés par la classe politique et médiatique dominante.

Il faudrait que les futures élections européennes de 2014 permettent d’ouvrir de véritables débats sur ces questions et que l’on oublie un instant le « terrorisme intellectuel » évoqué par Philippe Seguin.
Sinon le redoutable « homme providentiel » craint par Pierre Mendés France pourrait bien revêtir la figure de Marine Le Pen et ce ne sont pas les électeurs de Brignoles ni le tout récent sondage Ifop sur les européennes qui viendront le démentir.

Takashi Hirose : « J’appelle ce pays une nation criminelle » (le Blog de Fukushima)

De notre ami Pierre Fetet, un grand cri, traduction d'un journaliste japonais. Qui, à part fort peu de personnes, pense encore à Fukushima ? Pourtant rien n'y est réglé. Chaque jour ou presque, la NHK (en anglais), pourtant peu sensible à cet état de fait, relate de nouveaux évènements, de nouvelles pollutions. La Terre entière est concernée, puisque jour après jour depuis le premier jour de la catastrophe de l'eau contaminée se déverse dans l'océan Pacifique. Le typhon qui a balayé le Japon il y a quelques jour, particulièrement violent, a donc lessivé les abords de la centrale, et quelqu'un a découvert dans les environs de la centrale un canal aboutissant à la mer plein d'eau radioactive. A 150 mètres de la mer le taux mesuré est de 1400 becquerels par litre. Très au-dessus de la norme européenne plutôt laxiste de 300 Bq/l. Mais les eaux souterraines se jetant dans l'océan à raison de 300 litres par jour (découverte récente) après avoir baigné les fondations de la centrale sont bien plus actives, et ce depuis l'accident initial du 11 mars 2011.

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18 octobre 2013
Paroles de Takashi Hirose, journaliste et ancien ingénieur, dans le film documentaire AU-DELA DU NUAGE °Yonaoshi 3.11 霧の向こう de Keïko Courdy (2013).
Takashi Hirose : « J’appelle ce pays une nation criminelle »
« Les gens ont reçu un choc avec l’accident.
Puis petit à petit, tout le monde a commencé à avoir peur.
Mais c’était une bonne chose, une bonne peur.
Ils ont compris que l’on ne pouvait plus faire confiance.
Malheureusement, l’homme est entouré chaque jour de milliers d’informations.
Cela lui fait oublier les plus terribles évènements.
On vit cette situation aujourd’hui.

En ce moment-même, sous Fukushima, de la matière radioactive est en train de s’échapper.
Elle va dans les sous-sols, dans la mer, puis elle ressort sans l’atmosphère.
Ce genre de chose n’apparaît pas dans les nouvelles.
Alors tout le monde l’oublie.
Si cela apparaissait tous les jours aux informations, les Japonais ne pourraient pas l’ignorer.
Mais on passe toute sorte d’autres choses.
Je pense que la plus grande faute revient aux médias.
Ils ont construit cette situation.
Rien n’a changé depuis l’accident.
Les accidents se produisent parce que les médias ne prennent pas le problème au sérieux.
Et même après l’accident, s’ils en parlaient un peu au début, maintenant ils n’en parlent qu’au compte-goutte.

Le problème de la contamination, c’est que l’on ne peut que la mesurer, dans les choses, dans la terre, dans le sol.
Beaucoup de monde aujourd’hui possède un compteur Geiger, mais cela ne mesure que ce qui circule dans l’air, cela ne mesure que les rayons gamma.
En fait, lorsqu’on recherche la composition de la radioactivité sortie des réacteurs et sa dispersion, on ne trouve pas tout.
L’intérieur des réacteurs faisait presque 5000 degrés.
C’était une température plus que monumentale.
Et l’uranium et le plutonium sont sortis sous forme de gaz.
Je peux trouver cela d’après mes calculs, mais cela ne ressort pas dans les compteurs Geiger, tout comme les rayons alpha ou bêta.

Personne ne mesure non plus le strontium.
Le strontium est le plus effrayant.
Il se fixe dans les os et provoque des leucémies.
C’est particulièrement dangereux pour les enfants en pleine croissance qui sont exposés aujourd’hui.
Pour les enfants qui habitent dans des lieux contaminés comme Fukushima, il faut organiser immédiatement une évacuation.
Mais quand on n’a pas d’argent, on ne peut pas fuir.
Même si les gens de Fukushima voulaient fuir, ils ne le pourraient pas pour des raisons économiques.

Maintenant nous devons agir pour que la société Tepco qui a provoqué l’accident donne des indemnités, de l’argent, pour que les gens puissent partir s’ils le veulent.
Le pays doit d’abord faire évacuer les enfants en groupe de la préfecture de Fukushima, plutôt que de les laisser fuir chacun de leur côté.
Les enfants veulent pouvoir rester avec leurs amis d’école.
On doit faire cela en groupe.
C’est possible.
Avant que le Japon ne perde la guerre, on avait organisé des évacuations de groupe.
On faisait fuir les enfants des zones dangereuses en les amenant dans les montagnes.
C’est quelque chose qui devrait être fait maintenant.

Mais le pays ne fait absolument rien.
Pour cette raison, j’appelle ce pays une nation criminelle.
Si on ne fait rien, il va arriver des choses terribles aux enfants.
Je suis inquiet. »

Takashi Hirose








Commentaires de l'utilisateur ayant mis en ligne la vidéo (AU-DELA DU NUAGE °Yonaoshi 3.11)

AU-DELA DU NUAGE °Yonaoshi 3.11
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(sous-titres en français à activer)

lundi 14 octobre 2013

Une confirmation de l'empoisonnement d’Arafat remet en cause le règlement au Proche-Orient (Ria Novosti)

Ria Novosti, l'agence russe, délivre un message terrible pour le Proche-Orient.

Yasser Arafat pourrait avoir été empoisonné (cela semble confirmé) en raison des dissensions entre les factions palestiniennes de l'époque.

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Une confirmation de l'empoisonnement d’Arafat remet en cause le règlement au Proche-Orient

Dossier: L'hypothèse de l'empoisonnement de Yasser Arafat

Yasser Arafat. (Аrchive)
17:21 14/10/2013
MOSCOU, 14 octobre – RIA Novosti
Le règlement du conflit israélo-palestinien pourrait se retrouver définitivement dans l'impasse si l'empoisonnement au polonium du chef de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat était confirmé, pense Vladimir Sotnikov, expert russe  de l'Insitut d'études orientales.
La revue britannique le Lancet a publié hier les résultats d’une étude suisse confirmant la version selon laquelle Arafat aurait été empoisonné au polonium-210, un élément radioactif.

"De nombreuses spéculations apparaîtraient si ces informations étaient confirmées. Les accusations visant les renseignements israéliens pourraient alors dériver vers des spéculations concernant l'implication de certaines fractions de l'Organisation de libération de la Palestine, qui n'étaient pas d'accord avec la politique du défunt Arafat concernant la création de l'Autorité palestinienne. Cela pourrait, au final, enrayer tout le processus de paix", a déclaré Vladimir Sotnikov à RIA Novosti.

D'après lui, le nombre de spéculations serait trop important et le fait qu’Israël devrait alors se justifier rendraient "impossibles" des négociations sérieuses.

Concernant l’influence de telles révélations sur le processus de paix, Evgueni Satanovksi, président de l'Institut du Proche-Orient et d'Israël, a déclaré que ce problème était "exclusivement palestinien" et que les Israéliens n'y avaient "aucun intérêt". Selon l'expert, le thème de l’empoisonnement d'Arafat au polonium intéresse uniquement les forces palestiniennes qui luttent pour le pouvoir à l’intérieur du pays.

Yasser Arafat, fondateur et premier chef de l'Autorité palestinienne qui a reçu le prix Nobel de la paix pour sa participation aux négociations avec Israël, est décédé le 11 novembre 2004 dans un hôpital militaire en région parisienne. L'enquête officielle sur les causes de sa mort a commencé en été 2012 quand la chaîne qatarie Al Jazeera a annoncé la découverte, dans les effets personnels d'Arafat et dans son organisme, de l'élément radioactif polonium-210. Les journalistes avaient alors demandé aux chercheurs de l'Institut de radiophysique (IRA) auprès du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) de Lausanne d'effectuer des analyses : ils travaillent actuellement sur la demande des autorités palestiniennes. Les Palestiniens ont évoqué à de nombreuses reprises l'implication d'Israël dans la mort de Yasser Arafat. L’Etat hébreu a toujours nié ces accusations.

Des cadres du PCF s'éloigneraient du FdG : une bonne nouvelle ?

Siège du PCF, place du colonel Fabien
Les élections municipales se profilent à l'horizon, avec à la clef les habituelles Grandes Manœuvres de la politique politicienne. Sur Paris, Pierre Laurent et quelques autres cadres du Parti ont donc posé une sorte d'OPA hostile, en décidant de se rallier dès le premier tour à leur adversaire présumé le parti solférineux. Mais les militants parisiens auront leur mot à dire les 17, 18, 19 octobre si au niveau des sections ne se développent pas des tactiques en vue de museler leur vote, et de soit l'empêcher, soit l'infléchir dans le sens d'une sorte de baraterie envers le Front de Gauche. Rappelons que, dans plus de cent villes maintenant, les militants du PCF se sont positionnés pour une liste autonome de la Gauche.


Face à cette tentative de "révolution de Palais" qui n’en est pas une, la meilleure stratégie de Jean-Luc Mélenchon serait, me semble-t-il, un raidissement des ambitions du FdG. Depuis quelques mois, on l’a vu vaciller un peu, sans doute sous les coups perfides de quelques Fouché de circonstance, de quelques Talleyrand en maraude : Saint-Just et Robespierre eurent eux aussi des heures difficiles avant d’être abattus par des traîtres. L’Humain d’abord a donc vu son message parfois moins clair. Avec l’arrivée (enfin) au grand soleil de Laurent et quelques autres caciques parisiens aux dents longues, Mélenchon est libéré. Il peut à nouveau affirmer sans contrainte la réalité de "l’humain d’abord", et inviter tous les militants de gauche à se rallier à celui-ci.


Un programme ne pouvant guère être immuable, une certaine radicalisation sera même certainement un gage de grande lucidité. L’Europe est décidément l’ennemi du peuple, telle qu’elle nous a été imposée. Comme je l’ai très souvent signalé, une plus grande intransigeance envers celle-ci ne peut apporter que plus de clarté dans un processus de nouvelle donne. Et on ne rappellera jamais assez que Jean-Luc n’est que le porte-parole d’un mouvement de fond, dont il a seulement contribué à préciser ses exigences, et qu’il a eu le courage d’exposer clairement devant tous avec un grand sens pédagogique.


Oui, Pierre Laurent et quelques autres ont eu une fort bonne idée (pas pour eux) en annonçant enfin la couleur sur leurs ambitions. Si le PCF a le courage de s’en désolidariser et de rappeler ses liens étroits avec le front de gauche, les deux en sortiront grandis et plus solides que jamais. Appelons ce processus de nos vœux, et que le Peuple gagne ! Il n'y a pas de "petites élections", celles-ci auront une grande importance pour la suite, et en particulier si n'est pas mise en place une Sixième République contre les souhaites des Puissants, cela peut dans l'avenir les rapports de force au sein du Sénat, au gré des renouvellements successifs par tiers.

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Et parce qu'une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, rappelons que bientôt, afin de clarifier les diverses voix au sein du Front de Gauche, Gauche Anticapitaliste, les Alternatifs, Convergence et Alternatives, la Fase, une partie de Gauche unitaire et des acteurs du mouvement social qui ne sont dans aucun parti envisagent de créer un mouvement commun, toujours membre du FdG : cela permettra, sans aucun doute à beaucoup de militants qui hésitaient à adhérer à l'une des composantes actuelles de faire un pas de plus.

samedi 12 octobre 2013

La lenteur tue : prévention des accidents routiers

Lançons la polémique. Le conseil national à la sécurité routière planche sur une nouvelle série de mesures pour baisser le nombre de morts sur les routes. Certaines peuvent paraître pertinentes, comme l'éthylotest bloquant le véhicule pour les jeunes, d'autres pas forcément adéquates comme une augmentation du nombre de radars : souvent ils ne sont pas placés à l'endroit le plus pertinent pour le danger, mais le plus adéquat pour récolter de quoi très vite les rembourser.

Quant à la mesure la plus mise en avant, je ne peux que m'insurger sur sa pertinence. Il s'agirait de baisser encore le plafond de vitesses sur routes nationales et départementales, hors routes à quatre voies. Si cet amendement est déployé partout, hormis le coût du remplacement des panneaux, qui serait très important, un autre facteur serait pratiquement contre-productif.

En effet, passer de 90 Km/heure à 80 Km/heure peut être une bonne idée sur des routes sinueuses qui ne sont pas déjà pourvues de limitations encore plus strictes. En revanche, sur de longues portions droites, comme les nationales encore classées comme telles, ou déclassées en départementales, à basse vitesse l'attention se relâche facilement, la somnolence peut en découler, donc l'accident tout bête sans obstacle ni autre cause apparente. A 90 Km/h ce phénomène se remarque déjà assez vite, plus qu'à 100 Km/h. A 80 Km/h il va être décuplé, d'autant que les trajets en seront notablement allongés au niveau temps. Messieurs les experts veulent donc jouer avec la vie des usagers de la route, en prétendant les protéger ? L'important n'est pas de rendre l'accident moins dangereux, mais qu'il n'y ait pas d'accident.

Quels sont les critères des grands spécialistes ? Sont-ils seulement comptables, ou le facteur humain les préoccupe-t-il également ? La route n'est pas un jouet, éviter de l'emprunter est une bien meilleure idée.  Heureusement les transports en commun sont là, avec des horaires et des périodicités probablement perfectibles. Heureusement se développent sur certains axes des covoiturages. Ces palliatifs ont bien entendu des limites, liés en particulier aux horaires, et au besoin d'autonomie de certaines professions, généralement grevées d'un gros kilométrage annuel.

Ce sont eux, probablement, les plus vulnérables, les plus sujets à la fatigue de la longue route, à la routine qui déconnecte. Si la baisse de vitesse envisagée est appliquée partout, ils en paieront à coup sûr le plus lourd tribut. Est-ce bien une bonne idée ? Pour ma part, j'en doute. Et juste après eux, les familles qui ont rempli une voiture à l'occasion de congés.

Rendre les accidents moins grave, c'est bien : les éviter, c'est bien mieux.